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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 11:06
221065-555762886-ailes-d-ange-pour-sapin-de-noel-H145803-L.jpgRendez-vous chez le médecin vendredi dernier. Il me demande ce qui ne va pas. Comme d’habitude. Je broie du noir, je me noie dans le noir, je m’y étouffe. Il me dit que dans trois semaines le doublement des antidépresseurs ferait effet. J’ai oublié de lui dire que je prenais une dose phénoménale d’anxiolytique chaque soir.

Un week-end qui fût la réplique des vacances…le néant, tout qui s’accumule et la dépression de maman à gérer. Manger sans fin pour remplir le vide.

Lundi, je me botte les fesses pour me lever, aller en cours…pour suivre le cours normal de la vie quoi. Deux heures de cours et je n’en peux plus. A contre cœur je me rends à l’infirmerie. Une vraie saloperie l’infirmière du lycée. Elle fait la chose qui ne faut pas faire me secouer. J’éclate en larmes mais elle semble bien s’en ficher. Je me fais littéralement engueuler. Elle daigne quand même téléphoner au CMP pour savoir où mon suivi en est, elle ne me croit pas lorsque je lui dis que je dois attendre et qu’il n’y a pas de place. D’après elle c’est de ma faute. Pour une fois que je joue le jeu. Je fais mon suivi. Elle me réexpédie en cours alors que je suis encore en larmes. J’arrive en physique, les yeux noirs. Je m’installe. Les mots de l’infirmière résonnent dans ma tête, à nouveau les larmes.

226590-867377876-tristesse-H134409-L.jpgMardi, le moral est toujours absent. Le DS que nous rend le prof me fait quand même sourire un instant…17/20. Dire que j’ai fait le minimum syndical. Mouais, bof, finalement une note ça sort de mes préoccupations…c’est juste pour faire plaisir aux autres. Pas de cours l’après midi à cause de la grève. Manger sans faim pour remplir le vide. Rendez-vous avec l’infirmière du CMP. Je lui explique une énième fois la situation, la dépression dans laquelle je m’enlise, qui m’empêche de vivre. Le goût de rien. Le trop plein de médicaments qui ne fonctionnent plus, mon automédication, cette incapacité à projeter quelques choses que ce soit dans 3 mois ou 3 jours. Elle me trouve fatiguée. Oui j’y suis. J’ai l’impression que quelqu’un m’appuie sur les épaules. Dimanches encore j’ai fait une crise d’angoisse horrible qui a duré une dizaine d’heure…peut-on encore parler de crise d’angoisse ?

Lundi je n’avais qu’une envie aller aux urgences de l’hôpital parce que ma tête explose et parce que je ne veux pas tout gâcher à nouveau. Mais non je suis allée en cours. Je m’en suis prie plein la gueule pour pas un rond.

Et puis je m’en veux de ce mal de vivre. J’ai même des fois cette impression absurde  que je fais mine. C’est dingue, c’est plus que tordu.

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Published by Angélique - dans Carnet de route