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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 20:31

"Plus la maigreur est mise
en valeur, plus elle attire"

 
NOUVELOBS.COM | 25.09.2007 | 16:05


par Sylvie Rouer-Saporta
, psychiatre, spécialiste des troubles du comportement alimentaire  Hôpital Sainte-Anne, Paris

Le photographe italien Oliviero Toscani, auteur des célèbres affiches Benetton, a réalisé une publicité choc contre l'anorexie. Quel peut être l'impact d'une telle campagne ?

- Il est évident que l'image aura un effet, reste à savoir s'il ira dans le bon sens. Est-ce que la gravité de la maigreur sur cette photographie peut faire réaliser le danger de la perte de poids, ou peut-elle pousser davantage vers l'anorexie ? C'est difficile à dire.
Dans l'anorexie mentale, on ne voit pas sa propre maigreur, ni même celle d'une personne atteinte du même trouble. Les jeunes femmes -la majorité- concernées par l'anorexie sont fascinées par cet aspect physique.
Je ne pense pas que la publicité fonctionne pour les personnes directement concernées, en revanche elle peut avoir un impact sur l'entourage du malade. Les parents, professeurs, amis, peuvent réaliser jusqu'où cela peut aller et se mobiliser.
L'autre limite de la pub est qu'elle ne prend en compte qu'un des troubles liés à l'alimentation. Les boulimiques alternent prises alimentaires et privations, ont un poids normal mais vivent de vraies souffrances.

La télévision et la mode portent-elle une part de responsabilité dans l'anorexie ?

- Oui, oui et oui. Les images de jeunes femmes très maigres, dans les défilés, sur les photos retouchées des magazines, à la télévision, sont l'un des facteurs des troubles du comportement alimentaire. La maladie se déclenche généralement à l'adolescence, autour de la puberté, à une période cruciale face aux changements de son corps, où le besoin de modèle est très fort. Les journaux offrent l'image de personnes désirables sexuellement et socialement. Plus la maigreur est mise en valeur, plus elle attire. La campagne publicitaire en question peut donc s'avérer contre-productive. Dans ce sens, des images de femmes en chair, comme celles diffusées par Dove, seraient beaucoup plus positives.

Qui peut être touché par l'anorexie ? En guérit-on ?

- L'anorexie touche neuf femmes et un homme sur dix individus. Un quart des adolescentes est touchée par des troubles du comportement alimentaire, qui se résolvent pour la plupart spontanément. L'anorexie et la boulimie s'inscrivent dans la durée pour 1 à 2% de la population. Un tiers de ces malades guérissent après soins. Deux tiers deviennent chroniques ou défavorables.
Après 20 ans de maladie, 20% de ces anorexiques meurent. Sur 100 jeunes filles anorexiques à l'âge de 16 ans, 20 mourront à 36 ans. Hors la maladie devient très vite chronique, au bout d'un an seulement. La guérison est difficile et nécessite une prise en charge spécialisée, de somaticiens, psychologues et gynécologues.

Propos recueillis par Sophie Besse
(le mardi 25 septembre)


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Published by Angélique - dans Revue de presse