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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 22:10

4ozddgg1.jpgLa semaine de cours est terminée, enfin, soulagement.

 

C’est le week-end. Deux jours de répit avant la reprise de la cadence intense de la vie.

 

On dit toujours qu’occuper on pense moins, on se pose moins de questions sur soi-même. Alors pourquoi mes psychoses face à la nourriture se renforcent, et s’empire. Une partie de moi nie tout empirement de la maladie, mais je le sens qu’elle reprend le dessus. Ce dégoût pour la nourriture, cette puissance face à la nourriture, ces pertes de repères face à mon corps.

 

Je me laisse bercer par cette voix nocives pour oublier. Remplacer une angoisse par une autre. Contrôler une infime partie de ma vie pour oublier le reste qui est incontrôlable. Cette envie de se laisser glisser, de  voir les os pointer à travers la peau, de laisser s’envoler kilo après kilo. Douce mélodie que celle de perdre du poids même si je sais que ça ne résout rien. Non rien. C’est comme lorsqu’on est amoureuse, on est aveugle, on ne se rend compte de presque rien. On ferme les yeux. On ne veut que jamais ça s’arrête.

 

Maigrir. Disparaître. Que tout s’arrête. Enfin. La souffrance. La détresse. Le désarroi.16--192-.jpg

 

Et en parallèle se battre pour mener une vie, se construire un avenir. Les doutes. Oublier. Maigrir. Tant pis on verra. Ne pas se sentir à sa place, nulle part. Se sentir seule. Impression de retourner dix ans en arrière lorsque le blues est trop grand…impression de ravoir 14 ans, même détresse qu’à l’adolescence à part qu’à l’adolescence quelqu’un est là pour voir réconforter. Oublier. Honte.

 

Et puis je m’entête à regarder émissions et documentaire sur l’anorexie. A la recherche de réponses ? La guérison c’est oublier comment on est anorexique, c’est être amoureuse, c’est vouloir faire un bébé. Tout n’est pas perdu, j’ai envie d’être maman mais bon pour le moment ce n’est pas important je suis seule et puis je n’ai pas envie d’oublier comment on est anorexique. Si la maladie s’en va qu’est ce qui canalisera mes angoisses, qu’est ce qui m’empêchera sous une impulsion de faire une bêtise.

 

Une heure et demie de documentaire. Des larmes. Je me reconnais dans cette petite fille phobie scolaire. J’écoute l’avis des médecins. Et ça ne m’avance guère, moi je l’ai depuis toujours cette phobie. Non aucun événement grave qui a fait que je ne veuille pas quitter la maison. Seulement trop d’anxiété.

L’anorexie vers 16/17 ans semble être la moins grave. Ah bon, elle se guérit mieux ? Pourquoi je suis encore dans cet enfer alors ?

 

17--106-.jpgToujours cette fascination pour la maigreur même si par moment je ne trouve pas ça joli. Non je ne rejette pas ma féminité, je le saurais quand même depuis le temps.  Volonté de ne pas grandir, mais non bon sang, moi j’ai envie de m’épanouir et de prendre pour de bon mon envol.

 

Toujours cette peur et cette crainte de déplaire qui renforce l’idée qu’il faut être la plus parfaite possible pour être accepter. Cette paranoïa qui l’accompagne, cette impression d’être juger, cette impression d’être rejeter.

 

SOLITUDE. Encore. Toujours. Persistante. SOLITUDE.

 

Ecrire. Se libérer. Oublier. Se vider.

 

Ca ira mieux demain, n’est-ce pas ? C’est ce qu’on dit toujours. C’est ce qu’on veut croire. C’est ce que je veux croire. Demain ça ira mieux.

 

 

 

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route