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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 12:58

Pour ou contre la maigreur des mannequins ? 

Version fémina du dimanche 01 août 2007


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« Non aux filles brindilles ! » vous exclamez-vous dans vos courriers de façon quasi unanime. Nos experts nous aident à mieux connaître les réelles conséquences de ce diktat de la minceur.

Des formes, dites-vous, il faut que les femmes aient des formes pour être belles ! Certaines d’entre vous vont même jusqu’à plaindre ces pauvres créatures décharnées qu’on voit sur les podiums et dans les pages glacées des magazines spécialisés. Pourtant, quelle que soit leur corpulence, 66.2% des française de 18 à 65 ans souhaitent tout de même perdre du poids, selon une enquête de l’Ocha.

Ce désir de maigrir n’est pas apparu dans notre courrier, au contraire, vous manifestez de vives inquiétudes pour vos filles et petites-filles. Vous redoutez qu’en cherchant à imiter les mannequins, elles ne sombrent dans l’anorexie, cette terrible maladie qui peut conduire à la mort. La question préoccupe les pouvoirs publics : le ministère de la Santé et des Solidarités a lancé une enquête pour tenter de savoir s’il existe un rapport de cause à effet entre la minceur des mannequins et les privations drastiques que certaines adolescentes s’imposent. Les images de mode sont-elles susceptibles de provoquer l’anorexie mentale ? Gérard Apfeldorfer répond sans hésitation par la négative. Annie Hubert est moins catégorique. Tous deux admettent cependant l’existence d’une fléau de la minceur comme idéal de la santé publique.

 

« Elles ne sont qu’un miroir, il ne sert à rien de les briser »

Dr Gérard Apfeldorfer psychiatre, spécialiste des troubles alimentaires

On ne devient pas anorexique pour avoir voulu ressembler aux mannequins, des dispositions psychologiques particulières sont nécessaires. Il existe des états de petite anorexie chez des adolescentes qui poussent trop loin leur amaigrissement, mais le problème se résout en quelques semaines, il ne s’agit pas d’une pathologie. Dans sa forme la plus courante, la véritable anorexie traduit un trouble de l’image de soi, qui prend son origine dans l’incapacité de certaines jeunes filles à se construire suffisamment et à accepter d’avoir un corps de femme. Cette fragilité vient de très loin, de la petite enfance. Il peut s’agir aussi d’une forme de sacrifice si la famille est en danger : tant que l’on se préoccupe de la malade, l’éclatement est différé. Dans les faits, les chiffres démentent l’idée répandue d’une épidémie anorexique. Cette maladie, stable depuis une trentaine d’années, ne concerne que 1 à 2% des filles de 12 à 18 ans. Quand on parle de 4% c’est qu’on inclut à tort, la petite anorexie mentale. En revanche, dans le même temps, les autres troubles alimentaires ont progressé. La boulimie (ingestion excessive d’aliments suivie de vomissements provoqués, d’exercices physiques excessifs ou de restrictions), les compulsions alimentaires (ingestion excessive d’aliments sans faim réelle, suivie d’un dégoût de soi) et ce qu’on appelle la « restriction cognitive » (la pratique des régimes répétés fondés sur la privation) sont en augmentation constante. Le corps médical, avec ses mises en garde répétitives contre la suralimentation est responsable de ces dérives. Aujourd’hui, le surpoids et l’obésité sont vus comme des déviances, alors que la restriction cognitive est prise pour une attitude raisonnée. Un comportement alimentaire normal consiste à respecter les sensations de faim, de soif, de satiété et n’est pas soumis à l’obsession du poids. Si les médias et la pub font la promotion de la minceur, ils ne sont que le miroir de la société. Et ce n’est pas en le cassant qu’on soignera cette maladie société du comportement alimentaire.

Maigrir, c’est dans la tête Dr Apfeldorfer, éd. Odile Jacob

 

« Il faut que les pouvoirs publics inciter les fabricants à plus de mesure »

Annie Hubert Directrice de recherche au CNRS, antropologue

Il est extrêmement difficile de résister à ce qui est vu comme beau par tous. Pour preuve, seules 14% des femmes sont vraiment satisfaites de leur corps, quelles que soit leur corpulence. L’anorexie mentale n’est pas seulement un problème psychologique, le désir de minceur insufflé par les images de mannequins étiques. C’est avec le développement du prêt-à-porter dans les années 60 que cet idéal c’est imposé. Pour bien ventre un vêtement, il faut le mettre en valeur, donc estomper le plus possible la silhouette. Pour moi, restreinte la diffusion d’image de corps extramaigres serait salutaire, mais je ne pense pas qu’il faille légiférer là-dessus, il suffirait que les pouvoirs publics incitent les fabricants à créer des collections qui n’excluent pas de nombreuses femmes. En Espagne, les professionnels de la mode ont interdit à des mannequins trop maigres de défiler, ça semble une bonne chose, nous verrons ce que ça va donner. Les pouvoirs publics et les professionnels ne devraient toutefois pas être les seuls à se mobiliser, le corps médical et les parents ont aussi un rôle déterminant à jouer. Aujourd’hui, trop de médecins et de pédiatres se réfèrent de façon rigide au dogme de l’indice de masse corporelle (IMC). Cet indice donne une évaluation de la corpulence. S’il ne se situe pas dans une fourchette moyenne, l’individu est jugé trop maigre ou trop gros. Biologiquement, cette idée de norme corporelle n’a pas de sens, car les morphologies humaines sont très diverses. Les Peuls sont longilignes de naissance, les Polynésiens naturellement grands et lourds. Faut-il forcer les premiers à grossir et les seconds à maigrir pour « normaliser » ? La corpulence moyenne définit un Homo sapiens virtuel qui n’existe pas. Chacun de nous vient au monde avec un poids déterminé génétiquement et peu importe qu’on soir lourd ou léger par rapport à une moyenne de référence. Si l’obésité est susceptible de provoquer des pathologies, on peut aussi être fort et en bonne santé. Il est très important que les parents acceptent et valorisent leurs enfants tels qu’ils sont plutôt que de chercher à les faire entrer dans un moule. A eux de se convaincre que la minceur n’est pas un idéal de beauté et que la manie des régimes est dangereuse : non seulement elle ne garantit pas une bonne santé, mais l’effet yo-yo qu’elle déclenche aboutit fatalement à l’inverse du résultat cherché.

Eloge de la maturité, Annie Huber, éd de La Martinière

 

 

C’est vous qui le dites !

  • « La plupart du temps, il ne pas de minceur, mais de maigreur. Et que dire de leur teint blafard ! Ces modèles ne représentent en rien les ‘femmes de la rue’ et ne font pas rêver les hommes. Epaules squelettiques, poitrine plate, où est l’attrait ? Malheureusement cela a une influence déplorable sur les jeunes filles. Quand s’arrêtera ce culte du corps qui, dès le printemps, fait fleurir les régimes minceurs et autres moyens d’avoir ‘un cors parfait’ ? La femme a gagné sa liberté, paraît-il ? Pas si sûr » Ely 13 (59)
  • « Les mannequins trop maigres ne sont pas jolis à regarder. Lorsque ces demoiselles défilent en exagérant le croisement de leurs jambes fluettes, on pense qu’elles vont chuter en se faisant un croche-pied. C’est affreux. C’est le témoignage sans animosité d’une sexagénaire féministe. »Simeye (70)
  • «  Une belle femme avec de jolies formes est plus attirante que quelqu’un de maigre. La maigreur, critère de beauté ? Je ne le pense pas ! »Celusia (54)
  • « Si l’on impose aux mannequins d’être maigres, on met en danger leurs corps et leur esprit parfois bien fragile ». Lolea (31)
  • « Elles ne mettent en valeur ni les vêtements portés, ni leur beauté, d’autant qu’on leur demande de ne pas sourire ! Dans ces conditions, il vaudrait mieux faire un défilé de portemanteaux. Je pense que la normalité serait d’être en pleine forme et de le montrer ! Nos ados sont de plus en plus vulnérables et la mode leur renvoie une image négative qui renforce leur mal-être. Maman de quatre filles, je souhaite que le regard sur la mode et sur celles qui la représentent change radicalement. »Jakeliner (01)
  • « Je suis contre la minceur (maigreur) des mannequins. Non seulement cela nuit à leur santé, mais ces femmes ne reflètent pas la société actuelle, où les gens grossissent de plus en plus. Il faudrait que ces mannequins aient une taille normale, cela décomplexerait la plupart des femmes qui les regardent. »MFPP (26)
  • « Ce n’est pas une vie de s’obliger à la maigreur. La santé prend une sacrée claque ! »Lagross (59)
  • « Démaquillées, que reste-t-il de leur beauté ? Combien ont eu recours à la chirurgie esthétique ? Ca les magazines ne le disent pas. Alors arrêtons de mettre de mauvaises idées dans la tête de nos ados. »Jojobiche (74)

Témoignages recueillis sur femina.fr

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Published by Angélique - dans Revue de presse