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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 15:32

Le miroir social : avilissant et nuisible pour les femmes

Culte de la minceur, glorification de la jeunesse et de la beauté, publicités puisant leur inspiration dans les codes pornographiques…Aujourd’hui, le miroir social renvoie  la femme une image irréelle.

De New York à Madrid, le débat sur l’extrême maigreur de certains mannequins fait rage. En 2006 deux d’entre elles, Luisel Ramos et Ana Caroline Reston, sont mortes de dénutrition. En septembre dernier, Madrid  a été la première capitale européenne à prendre des mesures en interdisant les mannequins ayant un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 18. Mais ni New York, ni Paris, ni Milan, ni Londres ne se sont alignés. « On est tous d’accord pour dire que ce n’est pas un problème de réglementation mais d’information », avait alors déclaré Didier Grumbach, président de la Fédération française de couture, « c’est au créateur de décider de quel type de mannequin il a besoin. » Des propos confirmés aujourd’hui par son service de presse. Depuis, en Italie, un Manifeste anti-anorexie, peu contraignant, est entré en vigueur. Alors qu’en France, Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, a  mis en place en février un groupe de travail dont on attend les résultats.

Femmes sous influence

Cet état des lieux ferait presque perdre le sourire à Florence Montreynaud, journaliste et présidente de la Meute : « Ce groupe de travail ne donnera rien. Nous sommes aujourd’hui à un tournant démocratiques. Les propos de Didier Grumbach sont arriérés ! L’Espagne et l’Italie, deux pays réputés machistes, nous donnent l’exemple. Les troubles alimentaires sont là, on ne peut plus le nier. » Comment nier aussi que l’image actuelle du corps de la femme véhiculée dans les défilés, par la publicité ou les magazines féminins n’a pas quelque chose d’irréelle ? Comment admettre sans résister qu’elle sert de modèle aux plus jeunes, aux plus fragiles et à toutes les femmes qui veulent rester dans le coup ?  « Nous nous trouverions toutes belles si nous n’avions pas sous les yeux ce modèle-là. Les journalistes des magazines féminins me disent souvent qu’elles sont féministes et féminines. Comme si  être féministe signifiait ne pas être féminine. Pour moi, les rondeurs sont féminines. C’est comme si aujourd’hui, la femme devait choisir entre être mère ou putain, alors que la plupart des hommes ne bandent pas avec des filiformes. » La campagne pour les produits Dove, qui mettait en scène des femmes aux physiques tout en formes a soufflé, certes, un petit vent nouveau sur le monde de la publicité. Mais ne faut-il pas voir, là aussi, une stratégie marketing ? Les ventes de la marque avaient alors doublé. Parallèlement, le sexisme publicitaire continue de s’afficher. La femme voit au quotidien son image utilisée et dégradée dans sa nudité et sa sexualité, réduite à l’état d’objet, en proie aux stéréotypes ou encore victime de violence. En cela, La Meute dénonce le non respect de la recommandation sur l’image de la personne humaine émise en 2001 par le BVP, l’organisme français d’autodiscipline de la publicité : du très célèbre slogan de Candia pour sa crème fraîche « je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole » à la vogue du « porno-chic ». Et que dire du choix de la marque de luxe Dolce & Gabbana qui, pour lancer sa collection printemps été, a voulu mettre en scène une femme au regard absent, froidement plaquée au sol, tenue par  les poignets par un homme au torse nu et observée par quatre spectateurs masculins à l’attitude dominatrice ? L’Espagne a interdit cette publicité, l’Institut d’autodiscipline publicitaire (IAP)- le BVP italien- l’a faite retirer, estimant qu’elle « offensait la dignité de la femme » et…poussant ainsi cette maison de couture à y renoncer. Eclaircie dans le ciel sombre du publisexisme ? Il est permis d’en douter. En France, durant la campagne présidentielle, ma marque Triumph a affiché une photo de jeune femme blonde en soutien-gorge et culotte sur 12 000 panneaux publicitaires, avec pour slogans : « Enfin une candidature bien soutenue ! » ou « Avec moi pas d’abstention ! »

L’estime de soi en berne

Facile de flairer le danger pour les femmes qui, pour être belles , ne doivent pas grossir, pas vieillir, être désirables en toutes circonstances,etc. Selon une étude OCHA/CSA, si 61,4% des française ont un poids normal au regard des normes médicales  de corpulence, 14% seulement se sentent complices avec leur corps. Et les 86% autres ? Derrière le désir d’être toujours plus légère, comment ne pas avoir aussi une mauvaise estime de soi ? « L’anorexie mentale est la nouvelle forme de dépression de la femme. Cette dernière n’est plus exprimée verbalement, mais rentrée. C’est le corps se désaffirme », explique Maurice Corcos, psychiatre à l’Institut mutualiste Montsouris ‘Paris). « Cette maladie éminemment occidentale concerne 9 femmes pour 1 homme. Mettre des anorexiques sur une estrade est une perversion pure et dure de la part des agences, des magazines, mais aussi des créateurs ! Ces filles s’enfoncent et meurent. » Que craint cette société pour donner ainsi en pâture une jeunesse maigre, désincarnée et mortifère ? « Nous vivons dans l’angoisse de la mort. Nous avons donc besoin d’aimer les enfants », souligne Maurice Corcos.

Et Florence Montreynaud de conclure : « Nous vivons sous la dictature de l’apparence. Nous avons tendance à oublier qu’il faut avant tout apprendre à nous connaître et à nous accepter telles que nous sommes. » Une invitation à passer de l’autre côté du miroir.

Carine Hahn, Valeurs mutualiste n°249/juin 2007

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Published by Angélique - dans Revue de presse