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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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Maigreur qui me fascine. Maigreur qui m’obnubile. Maigreur que je vais retrouver par n’importe quel moyen.
Les orgies c’est terminé. Adieu foutu tercian ouvreur d’appétit, je préfère avoir une humeur des plus noire plutôt que de me goinfrer sans faim.
Je veux être maigre. Légère comme une plume. Fragile.
Je ne suis pas allée en cours aujourd’hui. Honte à moi, trop de stress que je n’ai pu gérer.
Demain il paraît que c’est blocus du lycée, alors je vais aller voir mon futur homme sur Nancy. Je lui ai raconté la plus grande partie de mes problèmes et il ne s'est pas enfuit en courant. M’aimera-t-il pour ce que je suis.
Pour le moment pas de précipitation, allons y a au jour le jour. Inutile de se projeter dans un avenir lointain sous peine d’être déçue.
Vivement demain aprem que je vois la psychologue du CMP
Troubles du comportement alimentaire : anorexie, compulsions et boulimie.
M. CORCOS, Institut Mutualiste Montsouris, Paris
Alimentation de l’enfant & de l’adolescent, colloque sous le patronage du Ministère de la Santé, et de la Protection Sociale, 2004, Paris
Les troubles du comportement alimentaire que sont l’anorexie mentale et la boulimie suscitent un intérêt croissant jusqu’à une médiatisation problématique en terme de prévention, puisque la surexposition des TCA n’est pas sans générer un processus de fascination chez les adolescents vulnérables.
Cet engouement qui reflète probablement l’accroissement de fréquence de ces affections, est sans doute également lié au caractère provocant et paradoxal de ces conduites : se situant à un carrefour entre la psychologie individuelle ; les interactions familiales, le corps dans son aspect le plus biologique et la société(dite « de consommation »…) en général, ces pathologies mentales comportent des conséquence s somatiques graves, qui à leur tour retentissent sur l’état psychique et contribuent à entretenir le trouble.
En cela, anorexie et boulimie offrent un modèle de l’adolescence, s’intégrant parmi les conduites d’addictions ou de dépendance qui se développent préférentiellement à cet âge.
1. Données épidémiologiques
Anorexie et boulimie se déclenchent électivement après la puberté : le début le plus fréquent se site à 13-14 ans ou 16-17 ans pour l’anorexie, et plus tardivement, 19-20 ans pour la boulimie. Ces trouble sont en augmentation de fréquence dans les pays économiquement développés depuis une vingtaine d’années : sont concernés environ 1% des adolescentes pour l’anorexie (soit 30 à 40 000 au total en France) ; et de 3 à 12% des adolescentes pour la boulimie selon les critères retenus (environ 1,5% de la population générale). La prédominance féminine est nette : 8 à 9 cas sur 10 pour l’anorexie et la boulimie 6 sur 10 pour « le binge eating disorder ». Les formes boulimiques et mixtes sont en expansion : dans ces dernières soit la conduite anorexique s’accompagne rapidement d’épisodes boulimiques (dans 30 à 50% des cas), soit le comportement boulimique installé d’emblée est plus ou moins contrôle par des périodes de jeûne. Surtout est signalée l’augmentation chez les adolescent des préoccupations corporelles (auto-jugements négatifs, pesées excessivement fréquentes) et perturbations alimentaires « Sub-syndromiques », (Fairburn 1990) (diètes auto-prescrites ou jeûne régulier, régimes anarchiques entraînant variations pondérales ou déséquilibres métaboliques ou vitaminiques, épisodes récurrents de « craving » ou frénésie alimentaires soudaine, vomissements induits, usage de laxatifs). Ceci explique qu’en fonction des critères retenus en chiffres d’incidence et de prévalence varient sensiblement.
Le bts se passe bien. J’ai des bonnes notes, les cours me plaisent. Mais voilà dépression, anorexie et
études ne font pas bon ménage. Je m’accroche comme je peux, mais je fatigue.
Le moral joue aux montagnes russes…euphorie et puis désespoir…
Enfin un rdv mardi avec une psychologie au CMP. Il était temps, j’aurais attendu un mois et demi quasiment pour l’avoir ce fichu rdv.
Un dimanche morose. Envie de rien. Ca m’énerve.
Rendez-vous chez le médecin vendredi dernier. Il me demande ce qui ne va pas. Comme d’habitude. Je broie du noir, je me noie
dans le noir, je m’y étouffe. Il me dit que dans trois semaines le doublement des antidépresseurs ferait effet. J’ai oublié de lui dire que je prenais une dose phénoménale d’anxiolytique chaque
soir.
Un week-end qui fût la réplique des vacances…le néant, tout qui s’accumule et la dépression de maman à gérer. Manger sans fin pour remplir le vide.
Lundi, je me botte les fesses pour me lever, aller en cours…pour suivre le cours normal de la vie quoi. Deux heures de cours et je n’en peux plus. A contre cœur je me rends à l’infirmerie. Une vraie saloperie l’infirmière du lycée. Elle fait la chose qui ne faut pas faire me secouer. J’éclate en larmes mais elle semble bien s’en ficher. Je me fais littéralement engueuler. Elle daigne quand même téléphoner au CMP pour savoir où mon suivi en est, elle ne me croit pas lorsque je lui dis que je dois attendre et qu’il n’y a pas de place. D’après elle c’est de ma faute. Pour une fois que je joue le jeu. Je fais mon suivi. Elle me réexpédie en cours alors que je suis encore en larmes. J’arrive en physique, les yeux noirs. Je m’installe. Les mots de l’infirmière résonnent dans ma tête, à nouveau les larmes.
Mardi, le moral est toujours absent. Le DS que nous rend le prof me fait quand même sourire un instant…17/20. Dire que j’ai fait le minimum syndical.
Mouais, bof, finalement une note ça sort de mes préoccupations…c’est juste pour faire plaisir aux autres. Pas de cours l’après midi à cause de la grève. Manger sans faim pour remplir le vide.
Rendez-vous avec l’infirmière du CMP. Je lui explique une énième fois la situation, la dépression dans laquelle je m’enlise, qui m’empêche de vivre. Le goût de rien. Le trop plein de médicaments
qui ne fonctionnent plus, mon automédication, cette incapacité à projeter quelques choses que ce soit dans 3 mois ou 3 jours. Elle me trouve fatiguée. Oui j’y suis. J’ai l’impression que
quelqu’un m’appuie sur les épaules. Dimanches encore j’ai fait une crise d’angoisse horrible qui a duré une dizaine d’heure…peut-on encore parler de crise d’angoisse ?
Lundi je n’avais qu’une envie aller aux urgences de l’hôpital parce que ma tête explose et parce que je ne veux pas tout gâcher à nouveau. Mais non je suis allée en cours. Je m’en suis prie plein la gueule pour pas un rond.
Et puis je m’en veux de ce mal de vivre. J’ai même des fois cette impression absurde que je fais mine. C’est dingue, c’est plus que tordu.
Trop froid
Trop de pluie
Trop de gris
Pleins de rire
Euphorie d’un jour
Beaucoup de fatigue
Interrogation réussie
