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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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L’anorexie mentale : Interview de Maurice Corcos, Pédopsychiatre
Qu’est-ce que l’anorexie ?
M. Corcos : ‘le mot’ anorexie ‘signifie ‘perte d’appétit’ ? Dans la réalité clinique, l’anorexie correspond à une conduite active de restriction alimentaire. Sa fréquence a augmenté depuis vingt ans dans les pays développés. Elle est estimée à 1% pour les formes avérées et 5% si l’on inclut les formes modérées subcliniques. L’anorexie touche, sans 9 cas sur 10, des jeunes filles, entre 13-14 ans et 16-17 ans.
Quels en sont les principaux symptômes.
M. Corcos : La classique triade des 3 A : Anorexie – Amaigrissement – Aménorrhée, regroupe les symptômes cliniques majeurs.
L’adolescente présente un refus actif, volontaire et impérieux de s’alimenter, sa perte de poids varie de 10% à 50% de son poids usuels et la disparition des règles est constante. Les critères associés, sont l’hyperinvestissement intellectuel, l’hyperactivité physique et le contre-investissement massif dans le domaine affectif et sexuel.
Les adolescentes anorexiques maîtrisent leur poids de différentes façons : vomissements provoqués, exercices physique et ingestion de médicaments : laxatifs, diurétiques, extraits thyroïdiens…Des crises de boulimie surviennent dans 50% des cas
Que recommander en terme de prévention et en quoi consiste la prise en charge thérapeutique ?
M. Corcos : Il n’existe pas de signes prédictifs spécifiques majeurs. Cependant une mère ayant souffert de troubles alimentaires peut avoir des relations affectives et alimentaires délicates avec son enfant, ce qui pourrait favoriser le risque d’anorexie future de l’enfant.
La prise en charge thérapeutique s’appuie sur un retour progressif à l’alimentation en vue d’une guérison nutritionnelle mais surtout sur une psychothérapie globale incluant le patient et sa famille. Il est courant d’établir un contrat de poids en ambulatoire ; une hospitalisation n’est envisagée qu’en cas de contrat difficile à respecter avec un risque vital.
Il s’agit en effet d’une pathologie grave. La mortalité est de 7 à 10% et 25% des patientes conservent des troubles psychologiques (dépression, phobie diverses, TOC, invalidité affective et sociale…)
Extrait de L’alimentation des adolescents, CERIN
L’image corporelle
Chez beaucoup d’adolescentes, la mode longiligne et unisexe fait des ravages et l’objectif de minceur, voire de maigreur, tourne à l’obsession.
D’après une enquête nationale réalisée auprès d’adolescents de 11 à 18 ans, 30% des filles s’estiment trop grosses (contre 11% des garçons), 43% disent lutter pour maintenir ou retrouver le poids qu’elles considèrent comme optimal et 15% suivent « souvent » un régime.
Ces pratiques risquent de perturber la puberté, période où il est normal de grandir, de grossir et de changer de morphologie. En 5 ans, une jeune fille va prendre en moyenne 24 centimètres et 21 kilos. Ces modifications physiques associées à l’apparition des règles, l’irruption de la sexualité et des difficultés relationnelles avec leur corps et avec les autres entretiennent les préoccupations corporelles et pondérales des adolescentes.
Les adolescentes en quête d’identité sont soumis à deux types de discours : familial et médiatique. Le premier devrait être rassurant ; pourtant dans certains cas, l’implication de la mère dans la restriction alimentaire peut être forte, elle met parfois « la pression » sur sa fille ou elle, elle-même, en restriction cognitive permanente. Elle peut aussi « conditionner » sa fille par des consommations, quasi exclusives, de produits allégés et ainsi lui transmettre une image faussée d’un comportement « normal », alors qu’il est restrictif !
L’obsession de certaines adolescentes à vouloir atteindre « l’idéal » corporel social peut ainsi entraîner des troubles du comportement alimentaires et des effets néfastes sur la santé, d’autant plus que ces stratégies de contrôle alimentaire débutent aujourd’hui de plus en plus précocement.
Extrait de L’alimentation des adolescents, CERIN
Un léger mieux aujourd’hui. Le
repos me fait du bien. Bon j’aurais bien envie de me couper ou de m’assommer aux anxiolytiques mais bon j’ai un DS de biologie et de nutrition la semaine prochaine, faut que je fasse mes fiches
pour que je puisse commencer à fond les révisions ce week-end.
J’en ai marre de la sempiternelle question des médecins lorsque je vais les voir : « Vous avez un suivi psychologique ? ». Et à chaque fois je réponds non, je n’arrive pas à parler, je parle de la pluie et du beau temps. En fait faudrait que je fasse un blog spécial pour le psy que je vais voir vu que je me libère plus facilement par écrit.
Pourquoi j’arrive mieux à dire mes pensées et mes maux sur la toile ? Parce que j’ai cette impression d’être seule, personne en face de moi. Ouais c’est ça ce qui me gêne chez les psys,
c’est d’être en face de quelqu’un et de raconter ma vie. L’impression d’être juger. L’impression d’être observée. Voilà pourquoi finalement je trouve mon compte sur les blogs, je peux écrire
quand bon me semble et sans personne en face de moi. Bon c’est clair qu’il y a des rater quand un certain
ype de commentaires fleurissent, mais bon ça aide dans
un sens à faire face aux critiques est à devenir plus forte.
Je vais essayer de jouer le jeu au CMP, aller aux rdv, essayer de parler. Au pire j’imprimerais les feuilles de mon blog. Moi je ne demande pas mieux d’aller mieux.
Ca fait 7 ans que je suis dépressive, ça s’empire toujours en hiver, un mieux au beau temps ce qui n’empêche pas de grosse rechute l’été….Bref moi j’aimerais bien être presque stable. J’en ai marre d’être les extrêmes soit au pays des bisounours ou six pieds sous terre (on remarquera les références télévisées…ptdr) on rajoute à ça les désordres alimentaires…
Oui ben de tout façon les TCA sont liés à la dépression et à mes angoisses, donc quand les secondes seront résolues, les premières devraient se calmer non ? Logique ?
Lundi mon doc m’a fait un super schéma
a) 1)Evénement
b) 2) Pensée : rationnelle ou irrationnelle
c) 3) Emotion
d) 4) Action
Alors il m’a dit qu’on ne pouvait agir que sur les pensées : faire disparaitre les pensées irrationnelles. Bon je veux bien. Mais mes pensées je les contrôle pas, souvent elles s’imposent à moi sans qu’il ait eu d’événement en plus.
Il m’a dit que c’est
plus simple pour les gens intelligents de contrer les pensées irrationnelles. Moi je ne suis pas d’accord, quand on est intelligent on pense trop et c’est ça qui provoque les pensées
irrationnelles.
Je crois que ce qui m’énerve le plus lorsque je vais mal, c’est que je me sens comme une petite fille et je redeviens dépendante. Bien sûr je me tourne directement vers ma mère, vers qui d’autre aller ? Si j’avais un chéri c’est dans ses bras que j’irais chercher du réconfort. Je lui demanderais de me serrait le plus fort possible et de me dire que tout va bien et que tout va s’arranger.
Par contre lorsque je vais bien, j’ai cette impression d’être forte et de pouvoir conquérir le monde. Je me sens indépendante et capable de tout.
Reste que passer d’un état à l’autre m’épuise !
J’étais parvenu à prendre à contrepied mes angoisses face aux cours. J’étais plutôt zen face à mes ds. J’ai obtenu des notes honorables 13,5/20 en
Physique, 16/20 en Anglais et 17/20 en sociologie. De quoi me rassurer, de voir que j’ai des possibilités et des capacités.
Tout allait pour le mieux, je me suis fait une bonne copine dans ma classe. Toute la classe la laissait dans son coin. Moi je suis allée là chercher, je déteste qu’on mette les gens de côté. Ce qui a bien déplut à mes prétendues amies du début qui depuis me cassent du sucre sur le dos.
Vendredi matin, j’ai eu les oreilles qui ont bien sifflés. A part que la fille qui me critiquait c’est fait prendre à mon propre jeu puisque ma petite cousine était là à suivre la discussion. La dite fille est devenue blême en apprenant que T était ma cousine.
Ma cousine m’a donc fait le rapport. Mais bon j’ai décidé de laisser passer. Finalement la critiqueuse hypocrite qui se prétendait mon amie ne sait pas trop sur quel pied danser et est devenue bien plus aimable avec moi.
Enfin je suis pas stupide, je
m’en étais rendue compte qu’il y avait des potins sur moi qui se baladait. Paraitrait que toute la classe est au courant que je suis anorexique, je suis ravie de voir qu’ils ont une vision autre
que caricaturale de l’anorexie. Enfin moi je me moque si tout le monde sait que je suis malade, c’est pas une honte d’être malade à ce que je sache.
Sinon je ne sais ce qui c’est passé…la dépression sévère m’est retombée dessus…je ne comprends rien. Ca allait plutôt bien pourquoi. Et puis d’un coup tout s’écroule. Insomnie, envie de mourir, pleurs, angoisse…
Lundi je me suis forcée à aller en cours. Je n’ai pas envie de manquer les cours. Mon bts me plait, je n’ai pas envie de foutre tout en l’air. Mais non ça n’allait pas.
Ma mère est venue me chercher à 12H. Et rdv l’aprem chez le doc. J’ai inquiété mon médecin. Je lui ai parlé de mes idées noires…d’habitude je n’en parle pas mais là je me fais peur moi-même !
Donc mardi rdv au CMP. Entretien avec une infirmière avec remplissage d’un dossier. Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre pour avoir un rdv psy.
Sinon là j’ai trois jours de repos donnés par le médecin. J’ai du mal de faire quelque chose de mes journées. J’en ai marre de mes périodes de dépression. D’ailleurs j’ai parlé de bipolarité avec mon doc…parce que voilà je passe de l’euphorie à la déprime, tout ça depuis 7 ans. Pas que j’ai envie d’entrer dans une case de plus, mais j’aimerais bien qu’on trouve quelque chose pour que ça aille mieux. Je suis plus que fatiguée de cet enfer, et ça qui est dangereux.
Aujourd’hui je me suis levée à midi passé, télé, internet, zappé la nourriture, mal partout…aux yeux, aux genoux, au dos, à la nuque, à l’âme.
Les régimes font grossir
Eliette Abécassis, Caroline Bongrand, Le Corset Invisible

Lorsque les femmes suivent un régime draconien, elles maigrissent très vite, parfois de façon spectaculaire, comme dans le cas du régime protéiné en sachet ? Ce que l’on ne leur dit pas, c’est que les poches qui contenaient la graisse, elles, ne disparaissent pas. Elles sont seulement vidées de leurs substances graisseuses. Or la nature a horreur du vide. La graisse que l’on va accumuler après avoir fait un régime s’y relogera, avec une nuance toutefois : ayant été mis dans une situation de disette et de panique, l’organisme va stocker la graisser de manière plus durable, à cause de cette famine et en prévision d’une éventuelle nouvelle famine. En conséquence, les régimes amaigrissants font grossir.
De plus, les régimes reposent sur un principe de frustration autant psychologique que physiologie, et la réponse à la frustration, quelle qu’elle soit, est toujours l’agressivité, soit l’état dépressif. Les régimes nuisent donc à la vie sociale et à la vie familiale. De plus la femme obligée de faire un régime parce que la société l’incite constamment à être mince est placée devant un dilemme : manger à sa faim, être épanouie dans son corps, ou se retenir, s’interdire, avoir faim, mais être fière d’elle ? On la conduit donc, par ces incitations, à exercer sur elle-même une forme de brutalité. Comme le dit le sociologue David Le Breton, « La société de consommation nous pousse à nos dévaloriser pour consommer davantage. C’est un cercle vicieux et destructeur. »
