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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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T’es maigre, c’est moche
Ca me fait toujours rire ces gens qui disent « t’es maigre, c’est moche ! »
D’une part l’anorexique ne se voit pas maigre. Peu importe son poids elle se voit toujours grosse. Même si c’est dur à imaginer on peut peser 4O kilos et avoir cette impression d’en peser 80. Malheureusement on y peut rien c’est l’anorexie qui veut ça. Franchement moi je m’en passerais bien de me trouver toujours grosse. J’aimerais me regarder dans le miroir et me dire « Waouh c’est que t’es pas mal du tout ».
D’autre part si quelqu’un me dit que je suis maigre moi je suis aux anges. Je considère quasiment ça comme un compliment. L’anorexie fait qu’on a un désir irraisonné de maigreur, et le poids idéal pour une anorexique sera de zéro kilo, voire moins un.
L’anorexique ne rêve que d’une chose : d’être maigre et voir ses os. Non ce n’est pas spécialement l’envie de ressembler à un mannequin qui donne forcement l’envie d’être cadavérique (quoique ça favorise grandement). Mais bon on aura beau me dire que je suis maigre et moche, ça ne me fera ni chaud, ni froid. Bien au contraire.
Donc voilà, à méditer !

15 mannequins "trop maigres" exclues d'un défilé à Rome

Quinze mannequins jugées "trop maigres" ont été exclues d'un défilé auquel elles devaient participer mardi soir à Rome par la couturière italienne Raffaella Curiel, une décision qui a relancé le débat sur l'anorexie dans les milieux de la mode.
"J'avais demandé (aux agences, ndlr) à ne pas faire travailler de filles aux mensurations anormales (...) J'ai pourtant dû en licencier 15 qui étaient en dessous de la taille 4O" (l'équivalent d'une taille 36 en France), a déclaré Raffaella Curiel à la presse.
"Une fille s'est évanouie durant les essayages, j'ai dû lui donner un sandwich au jambon", a affirmé la couturière milanaise. "Nous voulons respecter les règles anti-anorexie (édictées en décembre) mais ce n'est pas de notre faute si les agences nous envoient des filles trop maigres", a-t-elle déploré.
Une mannequin qui a défilé lundi soir dans le cadre de cette manifestation baptisée "AltaRomaAltaModa" a dénoncé le renvoi de ses collègues.
"Associer la taille 38 (34 en France) à l'anorexie est une stupidité", a déclaré Bianca Balti.
Une thèse reprise par le couturier Lorenzo Riva, qui présente ce mercredi soir sa collection sur le même podium dans le cadre de la manifestation et qui a engagé des mannequins renvoyées par Mme Curiel.
"On ne peut pas mettre de femmes rondes sur les podiums de la haute couture. Les modèles sont maigres par nature", a-t-il dit aux journalistes.
Le président de la Province de Rome, Enrico Gasparra, associée à la manifestation, avait souligné dans une lettre aux couturiers invités que "la mode transmet un message public important, en particulier aux jeunes", jugeant "nécessaire de ne pas montrer de vêtements sur des modèles trop maigres".
Un manifeste anti-anorexie est entré en vigueur en début d'année en Italie, stipulant notamment l'interdiction de défiler aux jeunes filles de moins de 16 ans et l'obligation de présenter un certificat médical affirmant que la modèle ne souffre d'aucun trouble alimentaire. Il ne prévoit cependant pas de sanction.
Jusqu'à présent, seule la ville de Madrid a pris des mesures contre les mannequins trop maigres en interdisant les podiums aux modèles ayant un indice de masse corporelle inférieure à 18 (56kg pour 1m75).
© 2007 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 12/07/2007 - 17h17
Désabusée ?
On ne cesse de parler de l’augmentation des
troubles alimentaires, de dénoncer la maigreur des podiums, le battage médiatique de la minceur & compagnie…Et que vois-je en bande annonce sur M6 ? Top model 2007. Franchement je trouve
qu’on se moque du monde…ah oui vous de la savez peut-être mais la grande gagnante de la session 2005 est tombée dans l’anorexie. Personne n’en a eu vent. J’ai eu cette information grâce à mon
blog, une de ses amies m’a écrit via la messagerie électronique. Je crois sincèrement en cette information, surtout que depuis 2005 personne n’a eu de nouvelles au niveau médiatiques de la
gagnante de cette émission. Ca me répugne. Cette fille était superbe et bien dans sa peau…elle a fini par se restreindre car un top model se doit être maigre. Alors qui va-être la prochaine
victime ?
Je suis presque certaine qu’un reportage quelconque sur les TCA sera diffusé une fois l’émission diffusée. Ah oui je
ne sais pas si vous avez remarquez mais les reportages sur
les TCA sont essentiellement concentrés sur la fin d’année…octobre/décembre….et puis on a une autre session au printemps. Ca fait des années que je le constate.
Parlant de la puissance médiatique et de la société, je songe à l’Ile de la tentation…J’avoue que je ne regarde pas cette émission que je trouve très très malsaine….mais le fait est que j’ai vu ce mardi la première partie de l’émission. Ayant l’habitude de regarder les filles, j’ai bien observé celle de ladite émission….maigres et longilignes ? Non des hanches, des cuisses, des seins, du ventre…Non elles ne sont pas grosses, elles ont seulement des courbes féminines…ce qui plait aux hommes quoi puisqu’elles se doivent d’être des tentatrices et de pousser quatre hommes à l’adultère…
Si la
beauté des femmes est donc les courbes pourquoi est-ce qu’on nous impose un modèle androgyne. Je souligne le verbe « impose » car pendant longtemps moi je m’en fichais de mes fesses et
de mon ventre. Mais voilà de partout on vénère la minceur, on ne parle que de régime, on nous dit que si on est mince on est heureuse…Ok, alors je fais un régime ! Mais voilà moi j’ai la
malchance d’avoir une prédisposition aux TCA…donc voilà suite à pleins de petits rien qui ce sont additionnés puis cette pression vis-à-vis de la minceur j’ai sombré dans l’anorexie.
C’est certain que l’anorexie ou la boulimie n’est pas causée par la société…quoique…mais elle les influence grandement…et c’est comme ça que presque 70% des femmes souhaitent perdre du poids…
Il faut arrêter de monter la minceur (la maigreur ??) en piédestal. Non on est pas plus heureuse avec deux kilos de moins, on est stressée et frustrée de se restreindre…
Franchement il faut que cela cesse…
Expliquez-moi comment je pourrais remanger normalement un jour lorsqu’on vit sous la dictature des régimes ?? Comment apprendre à aimer mes courbes de femme alors qu’on jubile devant de grandes asperges.
Non l’anorexie, la boulimie, ce n’est pas que ça, c’est certain et ne cesse de le répéter MAIS ça n’aide pas…
Pour ou contre la maigreur des mannequins ?
Version fémina du dimanche 01 août 2007
« Non aux filles brindilles ! » vous exclamez-vous dans vos courriers de façon quasi unanime. Nos experts nous aident à mieux connaître les réelles conséquences de ce diktat de la minceur.
Des formes, dites-vous, il faut que les femmes aient des formes pour être belles ! Certaines d’entre vous vont même jusqu’à plaindre ces pauvres créatures décharnées qu’on voit sur les podiums et dans les pages glacées des magazines spécialisés. Pourtant, quelle que soit leur corpulence, 66.2% des française de 18 à 65 ans souhaitent tout de même perdre du poids, selon une enquête de l’Ocha.
Ce désir de maigrir n’est pas apparu dans notre courrier, au contraire, vous manifestez de vives inquiétudes pour vos filles et petites-filles. Vous redoutez qu’en cherchant à imiter les mannequins, elles ne sombrent dans l’anorexie, cette terrible maladie qui peut conduire à la mort. La question préoccupe les pouvoirs publics : le ministère de la Santé et des Solidarités a lancé une enquête pour tenter de savoir s’il existe un rapport de cause à effet entre la minceur des mannequins et les privations drastiques que certaines adolescentes s’imposent. Les images de mode sont-elles susceptibles de provoquer l’anorexie mentale ? Gérard Apfeldorfer répond sans hésitation par la négative. Annie Hubert est moins catégorique. Tous deux admettent cependant l’existence d’une fléau de la minceur comme idéal de la santé publique.
« Elles ne sont qu’un miroir, il ne sert à rien de les briser »
Dr Gérard Apfeldorfer psychiatre, spécialiste des troubles alimentaires
On ne devient pas anorexique pour avoir voulu ressembler aux mannequins, des dispositions psychologiques particulières sont nécessaires. Il existe des états de petite anorexie chez des adolescentes qui poussent trop loin leur amaigrissement, mais le problème se résout en quelques semaines, il ne s’agit pas d’une pathologie. Dans sa forme la plus courante, la véritable anorexie traduit un trouble de l’image de soi, qui prend son origine dans l’incapacité de certaines jeunes filles à se construire suffisamment et à accepter d’avoir un corps de femme. Cette fragilité vient de très loin, de la petite enfance. Il peut s’agir aussi d’une forme de sacrifice si la famille est en danger : tant que l’on se préoccupe de la malade, l’éclatement est différé. Dans les faits, les chiffres démentent l’idée répandue d’une épidémie anorexique. Cette maladie, stable depuis une trentaine d’années, ne concerne que 1 à 2% des filles de 12 à 18 ans. Quand on parle de 4% c’est qu’on inclut à tort, la petite anorexie mentale. En revanche, dans le même temps, les autres troubles alimentaires ont progressé. La boulimie (ingestion excessive d’aliments suivie de vomissements provoqués, d’exercices physiques excessifs ou de restrictions), les compulsions alimentaires (ingestion excessive d’aliments sans faim réelle, suivie d’un dégoût de soi) et ce qu’on appelle la « restriction cognitive » (la pratique des régimes répétés fondés sur la privation) sont en augmentation constante. Le corps médical, avec ses mises en garde répétitives contre la suralimentation est responsable de ces dérives. Aujourd’hui, le surpoids et l’obésité sont vus comme des déviances, alors que la restriction cognitive est prise pour une attitude raisonnée. Un comportement alimentaire normal consiste à respecter les sensations de faim, de soif, de satiété et n’est pas soumis à l’obsession du poids. Si les médias et la pub font la promotion de la minceur, ils ne sont que le miroir de la société. Et ce n’est pas en le cassant qu’on soignera cette maladie société du comportement alimentaire.
Maigrir, c’est dans la tête Dr Apfeldorfer, éd. Odile Jacob
« Il faut que les pouvoirs publics inciter les fabricants à plus de mesure »
Annie Hubert Directrice de recherche au CNRS, antropologue
Il est extrêmement difficile de résister à ce qui est vu comme beau par tous. Pour preuve, seules 14% des femmes sont vraiment satisfaites de leur corps, quelles que soit leur corpulence. L’anorexie mentale n’est pas seulement un problème psychologique, le désir de minceur insufflé par les images de mannequins étiques. C’est avec le développement du prêt-à-porter dans les années 60 que cet idéal c’est imposé. Pour bien ventre un vêtement, il faut le mettre en valeur, donc estomper le plus possible la silhouette. Pour moi, restreinte la diffusion d’image de corps extramaigres serait salutaire, mais je ne pense pas qu’il faille légiférer là-dessus, il suffirait que les pouvoirs publics incitent les fabricants à créer des collections qui n’excluent pas de nombreuses femmes. En Espagne, les professionnels de la mode ont interdit à des mannequins trop maigres de défiler, ça semble une bonne chose, nous verrons ce que ça va donner. Les pouvoirs publics et les professionnels ne devraient toutefois pas être les seuls à se mobiliser, le corps médical et les parents ont aussi un rôle déterminant à jouer. Aujourd’hui, trop de médecins et de pédiatres se réfèrent de façon rigide au dogme de l’indice de masse corporelle (IMC). Cet indice donne une évaluation de la corpulence. S’il ne se situe pas dans une fourchette moyenne, l’individu est jugé trop maigre ou trop gros. Biologiquement, cette idée de norme corporelle n’a pas de sens, car les morphologies humaines sont très diverses. Les Peuls sont longilignes de naissance, les Polynésiens naturellement grands et lourds. Faut-il forcer les premiers à grossir et les seconds à maigrir pour « normaliser » ? La corpulence moyenne définit un Homo sapiens virtuel qui n’existe pas. Chacun de nous vient au monde avec un poids déterminé génétiquement et peu importe qu’on soir lourd ou léger par rapport à une moyenne de référence. Si l’obésité est susceptible de provoquer des pathologies, on peut aussi être fort et en bonne santé. Il est très important que les parents acceptent et valorisent leurs enfants tels qu’ils sont plutôt que de chercher à les faire entrer dans un moule. A eux de se convaincre que la minceur n’est pas un idéal de beauté et que la manie des régimes est dangereuse : non seulement elle ne garantit pas une bonne santé, mais l’effet yo-yo qu’elle déclenche aboutit fatalement à l’inverse du résultat cherché.
Eloge de la maturité, Annie Huber, éd de La Martinière
C’est vous qui le dites !
- « La plupart du temps, il ne pas de minceur, mais de maigreur. Et que dire de leur teint blafard ! Ces modèles ne représentent en rien les ‘femmes de la rue’ et ne font pas rêver les hommes. Epaules squelettiques, poitrine plate, où est l’attrait ? Malheureusement cela a une influence déplorable sur les jeunes filles. Quand s’arrêtera ce culte du corps qui, dès le printemps, fait fleurir les régimes minceurs et autres moyens d’avoir ‘un cors parfait’ ? La femme a gagné sa liberté, paraît-il ? Pas si sûr » Ely 13 (59)
- « Les mannequins trop maigres ne sont pas jolis à regarder. Lorsque ces demoiselles défilent en exagérant le croisement de leurs jambes fluettes, on pense qu’elles vont chuter en se faisant un croche-pied. C’est affreux. C’est le témoignage sans animosité d’une sexagénaire féministe. »Simeye (70)
- « Une belle femme avec de jolies formes est plus attirante que quelqu’un de maigre. La maigreur, critère de beauté ? Je ne le pense pas ! »Celusia (54)
- « Si l’on impose aux mannequins d’être maigres, on met en danger leurs corps et leur esprit parfois bien fragile ». Lolea (31)
- « Elles ne mettent en valeur ni les vêtements portés, ni leur beauté, d’autant qu’on leur demande de ne pas sourire ! Dans ces conditions, il vaudrait mieux faire un défilé de portemanteaux. Je pense que la normalité serait d’être en pleine forme et de le montrer ! Nos ados sont de plus en plus vulnérables et la mode leur renvoie une image négative qui renforce leur mal-être. Maman de quatre filles, je souhaite que le regard sur la mode et sur celles qui la représentent change radicalement. »Jakeliner (01)
- « Je suis contre la minceur (maigreur) des mannequins. Non seulement cela nuit à leur santé, mais ces femmes ne reflètent pas la société actuelle, où les gens grossissent de plus en plus. Il faudrait que ces mannequins aient une taille normale, cela décomplexerait la plupart des femmes qui les regardent. »MFPP (26)
- « Ce n’est pas une vie de s’obliger à la maigreur. La santé prend une sacrée claque ! »Lagross (59)
- « Démaquillées, que reste-t-il de leur beauté ? Combien ont eu recours à la chirurgie esthétique ? Ca les magazines ne le disent pas. Alors arrêtons de mettre de mauvaises idées dans la tête de nos ados. »Jojobiche (74)
Témoignages recueillis sur femina.fr
