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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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Anorexie: les gènes mis en cause
Le risque d’anorexie est plus grand dans les familles déjà touchées

Paris, le 21/02/07. LJS.com
Comme l’autisme et la schizophrénie, il est très probable que l’anorexie ait une origine génétique. Les premiers résultats de l’étude Genetics of Anorexia Nervosa Collaboration menée dans dix villes d’Amérique du Nord et d’Europe révèlent qu’une adolescente a douze fois plus de risques d’être atteinte de troubles alimentaires si un membre de sa famille en a déjà souffert.
« La génétique charge le pistolet. L’environnement appuie sur la gâchette. » C’est par cette formule choc que Craig Johnson, médecin à l’hôpital psychiatrique Laureate de Tusla (Etats-Unis) et responsable de l’étude côté américain, résume l’influence des gènes sur l’apparition de la maladie.
D’après lui, les chercheurs ont tenté au cours des 40 dernières années de comprendre comment les facteurs culturels qui favorisent les régimes pouvaient provoquer des désordres alimentaires. Au mois de janvier dernier, la top model Gisele Bundchen avait suscité des remous dans les familles d’anorexiques en déclarant « Je n’ai jamais souffert d’anorexie parce que j’ai eu une famille très solide. Ce sont les parents les responsables, pas l’industrie de la mode », sous-entendant que le manque de soutien de la part des familles était à l’origine des troubles de l’alimentation. Pour le chercheur, ce genre de déclaration « perpétue les idées fausses et contribue à stigmatiser l’anorexie ». Or il n’y a à ce jour aucune preuve scientifique qui démontre la responsabilité des familles. Pour les chercheurs de la Genetics of Anorexia Nervosa Collaboration, « la pression sociale n’a rien à voir, c’est en revanche probablement l’environnement qui révèle le risque génétique d’une personne ».
Pour le mettre en évidence, ils ont lancé une série d’études d’une durée de 10 ans, dans plusieurs grandes villes américaines (Pittsburgh, New-York, Philadelphia, Baltimore, Los Angeles), canadiennes (Toronto, Fargo), allemande (Munich) et britannique (Londres). Les chercheurs veulent étudier les failles dans lesquelles au moins deux personnes d’une même famille (frères, sœurs, cousins, oncles, tantes, grands-parents) ont souffert d’anorexie. Ces études sont financées par l’Institut national de la santé américain (NIH).
« Nous savons aujourd’hui que cette maladie se déclenche lorsqu’il y a une configuration parfaite d’évènements dont font partie la vulnérabilité génétique et la culture qui encourage la minceur, les régimes et l’exercice physique » explique Craig Johnson. Il semblerait que le groupe le plus à risque soit celui des adolescentes de 11 à 14 ans qui sont censées prendre environ un tiers de leur poids d’adulte durant cette période, soit 18 kilos en moyenne. « Si une jeune fille a des difficultés avec cette prise de poids, si ses parents, son prof de gym, son amie ou son petit copain font un commentaire, ça peut déboucher sur une période de régime. Car, pour Craig Johnson, le régime et l’exercice physique restent « la voie royale vers les troubles de l’alimentation ».
Véronique Molénat

Mauvaise nuit, des rêves bizarres, des cauchemars.
Je me lève à 9h et me prépare tranquillement pour aller à ma séance kiné.
Je rentre à la maison vers 10h40, le pain et le journal en mains.
Et puis là tout se brouille…une…deux…trois pommes…un café au lait…un cône au sorbet…trois liégeois…6 petits beurres…et l’apothéose une baguette de pain enduite de beurre…
Je m’empiffre à en avoir mal au ventre, je me force à terminer. Mais qu’ai-je fait ?
Envie de pleurer. Je n’aime pas cette boulimie qui me prend toujours en traite. Je n’avais même pas cette sensation de vide aujourd’hui…alors pourquoi c’est elle pointée ??
Le reste de la journée est simple : essayer de sourire parce que ma mère n’est pas courant. Se dépenser un maximum. Se blinder de laxatifs en fin d’aprem (Ce n’est pas un exemple à suivre, c’est dangereux, c’est nocif…) et faire un maximum de sport.
Triste vie…

Si hier j’étais très énergique, aujourd’hui je suis une véritable. Pas moyen de décoller de mon lit. Pas moyen de suivre la télévision correctement par mes somnolences.
Petit déjeuner trop important : 1 café au lait et 3 nectarines (Culpabilité)
Déjeuner qui tourne en crise – saine –
- 1 melon
- de la mâche
- 5 yaourts 0%
- 6 tranches de jambes de dinde
- 1 cône au chocolat (pour le plaisir)
- 1 mug de lait écrémé chaud pour clore la crise.
Honte et culpabilité.
Ce n’est pas une vraie crise je sais, juste une crise de compensation on va dire. Là je ne cherchais pas à combler un vide ou des angoisses. Non mon corps avait simplement besoin d’énergie pour vivre.
Reste cette impression que je vais prendre au moins cinq kilos…
Je doute de faire du sport aujourd’hui. Je suis totalement vannée. Je ne comprends pas pourquoi. Après tout je suis loin d’être maigre, le corps peu allait puiser un peu dans son gras et dans les muscles, non ?
Je ne suis pas en forme. J’ai du mal de déglutir, j’ai mal au ventre, mal aux yeux, mal à la tête.
Mon optimisme d’hier s’est littéralement évanoui.
Ce soir c’est la fête de la musique dans ma ville, je ne sais pas si j’aurais le courage de sortir, je porte la culpabilité et la honte de ma pseudo crise comme si c’était gravé sur mon front.
En fin d’aprem ma sister va voir Pirates des Caraïbes avec mon neveu. Il m’a proposé de venir. Je crois que je vais accepter, ça me fera du bien. Il faut que je continue de bouger et de vivre même quand ça va mal, même quand j’ai fait une crise.
J’ai déjà 7 ans d’anorexie derrière moi, 7 ans de non vie, non il faut que j’avance.

La grande forme.
Mon neveu vient me rejoindre au lit. Je me rends compte qu’il n’est pas du tout motivé pour aller à l’école. Il est –malade-. Enfin il n’a surtout pas envie d’aller à l’école. Il restera donc avec moi toute la journée. Hors de question que je le traîne de force en cours, je ne suis pas sa mère. Et bon il a déjà tellement manqué cette année…
La matinée passe vite : séance kiné où j’ai bien papoté avec mon kiné. Passage à la librairie pour acheter le journal et le nouveau Marianne, et enfin ménage.
Déjeuner avec mon neveu, et pour une fois ça n’est pas parti en crise, je m’en félicite…bon je m’en veux pour mon ½ triangle de sandwich Sodebo mais après tout en rationalisant c’est presque rien, non ?
Après-midi à lézarder au soleil pour peaufiner mon bronzage. Vingt minutes de chaque côté au soleil puis je me réfugie à l’ombre pour dévorer Marianne.
Fin d’après-midi sportive : cerceau, abdos, vélo…dépenser un maximum de calories, sculpter ce corps que je supporte plus ou moins bien.
Soirée Grey’s anatomy. Une crise d’angoisse pointe le bout de son nez…
Un dîner seule…une bonne dose de haricots verts vapeur, de la salade verte avec de la sauce allégée…et toujours cette envie persistante de parmesan.
Ce parmesan m’obsède depuis des jours déjà. Je finis par ouvrir le frigo et à prendre un morceau, puis un autre…et puis plus de parmesan.
La compulsion a commencé. Je me rappelle des cônes que contient le congélateur…surtout ceux au chocolat qui sont délicieux pour 182 calories. Oh un petit cône ça ne peut pas faire beaucoup de mal, non ? J’engloutis vite mon écart sans l’apprécier réellement. Je me retrouve à nouveau dans le congélateur pour prendre un cône aux fruits rouges…le téléphone sonne au même moment. J’attrape le cône et claque la porte du congélateur pour aller décrocher, j’entends quelque chose tomber.
Une fois le téléphone raccroché, je retourne à la cuisine voir ce qui a chuté. Aie aie de la teinture sur le beau linot tout neuf. Je remets mon cône au congélateur et je nettoie.
La compulsion est terminée. Ouf. Rien de très grave finalement même si la culpabilité reste très très présente.
Ce sera une soirée de 520 calories de vélo pour effacer les écarts. J’en aurais bien fait plus mais le corps est de moins en moins coopératif pour le sport ces dernières semaines.
