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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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Au bout de 8 ans d’anorexie, j’ai le « cul » entre deux chaises. L’anorexie restrictive pure est terminée, elle est entrecoupée de compulsions vomies
ou gardées, ça dépend. Soit je ne mange pas, soit je m’empiffre. C’est épuisant moralement car chaque crise est vécue comme une honte…ne plus être capable de se contrôler…
Le poids reste stable. Enfin je pense, je me fie à mes vêtements, je ne monte plus sur un pèse personne, je ne veux plus être conditionnée par un chiffre. Mais malgré tout l’envie de maigreur persiste. Même si paradoxalement je trouve ça moche.
Ces temps ci beaucoup d’extra dans mon alimentation. Ca me fait littéralement péter les plombs. Bêtement je ravale des laxatifs. Je ne supporte plus mon corps. Je ne sais plus comment m’habiller.
Jeudi soir ce fût un vrai défi de trouver quoi mettre pour sortir chez des amis de mon homme…en plus au programme c’était une raclette. Mon copain ne comprenait pas
pourquoi j’essaie 36 habits. « Mais tu étais bien avec le haut là ». J’étais énervée. Je n’ai pas du avoir un ton agréable. J’ai rétorqué que le problème est
que je me sentais obèse, que
mon corps me dégoûtait au plus au point. J’ai fini par trouver de quoi cacher ces rondeurs que je suis la seule à voir. Quoique je me demande si les autres ne disent rien pour ne pas me blesser.
Voilà mes pensées redeviennent tordues.
Je n’ai pas mangé de fromage. Juste trop de jambon et de la salade verte…et puis du gâteau au chocolat. Une vraie catastrophe quoi.
En rentrant je me suis cachée sous un pyjama. Impossible que mon copain touche ce corps qui me donne envie de gerber. Le pauvre, ce n’est pas de tout repos une copine qui a des troubles alimentaires…
Samedi soir…seule devant mon pc…les intestins vident…
J’ai envie de hurler parce que le copain de ma mère est là, et quand monsieur est là je n’ai plus le droit de vivre…ne pas faire de bruit…ne pas exister…Adieu vélo qui me permet de me défouler. La télé est toujours trop forte. C’est génial lorsque le moral n’est pas tellement présent.
Et puis je commence à angoisser. Non je continue à angoisser…à cause de la rentrée dans une semaine…et à cause de « je ne sais quoi ». Angoisse quand tu nous tiens…
Dans le groupe d'amis, il y a Cassie...anorexique. Elle est l'héroine de l'épisode 2. Cet épisode est criant de vérité vis à vis des troubles alimentaires: la dissimulation, l'obsession de ranger la nourriture

Cassie, fragile petite blonde sans estime d'elle-même, dissout son corps et son esprit torturés dans l'anorexie, les drogues et la solitude.
Trop maigres, elles sont exclues des podiums
Lundi 11 février 2008
LEXPRESS.fr
Trois mannequins anglais ont été écartés des défilés de mode qui débutent aujourd'hui à Madrid.
Dimanche, à la veille de l'ouverture des défilés de mode à Madrid, trois modèles anglais jugés trop maigres ont été exclus des podiums.
Depuis septembre 2006, les mannequins défilant au rendez-vous espagnol de la mode, Pasarela Cibeles, passent un contrôle médical pour déterminer leur indice de masse corporelle (IMC).
Amélioration
En cas d'IMC inférieur à 18 (1,75 mètre pour 55 kilos), seuil qui détermine la maigreur voire l'anorexie, les candidates sont recalées, ce qui a été le cas de 13 mannequins au total: cinq
lors de chacune des deux premières années et trois cette fois-ci.
Une amélioration, selon le docteur Susana Monereo, chargé des contrôles. Autre indice positif: la moyenne de la masse corporelle des jeunes filles a augmenté par rapport à l'an passé.
Quelque 37 maisons ou créateurs, en majorité espagnols, présenteront leurs collections automne-hiver 2008/2009 lors de défilés dans les locaux de la foire exposition de Madrid (Ifema) de lundi à vendredi.
L’anorexie, un processus addictif?
NOUVELOBS.COM | 15.02.2008 | 21:01
Sachant que des drogues comme la cocaïne, les amphétamines ou l’ecstasy réduisent ou coupent l’appétit
de ceux qui les consomment, des chercheurs du CNRS et de l’Inserm ont comparé les circuits neuronaux impliqués dans l’action de ces drogues avec ceux de l’anorexie . Valérie Compan (CNRS,
Montpellier) et ses collègues soupçonnent l’anorexie de passer par les mêmes circuits de la récompense que les drogues.
Au cœur du noyau accumbens, l’une des région de notre cerveau, se trouvent un grand nombre de récepteurs à la sérotonine, un neurotransmetteur délivré en plus grande quantité lors de la prise de
produits psychostimulants (cocaïne, amphétamines, ecstasy, etc). Compan et ses collègues ont constaté que l’activation des récepteurs à la sérotonine 5-HT4 chez les souris entraînait une baisse
de leur appétit et la production importante d’un peptide, le CART (cocaine and amphetamine regulated transcript).
Lorsque les chercheurs ont augmenté les taux de CART chez les souris, elles ont boudé leur repas, à l’inverse lorsqu’ils ont bloqué l’action du peptide elles ont mangé davantage. Compan et ses
collègues ont ensuite créé des souris privées des récepteurs 5-HT4 et ont observé qu’elles n’étaient plus sensibles à l’effet coupe-faim de l’ecstasy, montrant que ces récepteurs étaient
important dans la régulation de l’appétit liée à la prise de drogue.
Des taux élevés du peptide CART ont été détectés par plusieurs études chez des consommateurs de psychostimulants et au moins par une étude chez des femmes atteintes d’anorexie. Les chercheurs,
qui publient leurs travaux dans les Proceedings of the National Academy of Science, suggèrent que l’anorexie pourrait déclencher un processus de récompense similaire à la drogue, créant
une addiction à cette dangereuse spirale de privation. Les récepteurs 5-HT4 pourraient offrir une nouvelle cible d’attaque pour traiter cette maladie, selon les chercheurs.
C.D.
Sciences et Avenir.com
(02/10/07)

