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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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miroir, mon beau miroir, dis moi que je suis mince...

Voilà un ancien texte écrit lors d'une soirée de déprime sous de chauds sanglots...Il est 1h24 du matin, nous sommes le 25 janvier 2003. Je viens de regarder Titanic, ça faisait si longtemps que je ne l'avais pas vu. Depuis le début de mon anorexie je crois. J'ai encore pleuré comme une madeleine, comme à chaque fois. Pas parce que ce film est triste, mais parce qu'il représente toute une symbolique pour moi.
On est en avril 1998, c'est le dimanche de pâques, il est environ minuit. Je dis bonsoir à papa qui sort de la salle de bain. Je ne sais pas que c'est un adieu, c'était la dernière fois de ma vie que je l'ai vu et embrassé. Je n'en savais rien, rien du tout.
Je m'endors comme un bébé dans mon lit paisiblement...
Le lundi matin de bonne heure, j'entends des bruits bizarres et inhabituels. Je me lève, j'ouvre la porte de ma chambre, je m'approche des escaliers. J'aperçois maman au rez-de-chaussée, elle tient mon neveu dans ses bras. Je m'inquiète « qu'est-il arrivé au petit bout de choux ? » Je demande des explications à ma mère, elle me répond « papa est mort à la cuisine... » ...quel choc...Elle me confie le petit, je dois aller dans ma chambre m'en occuper. Je suis dans un état second. Je vois les minutes passées...Ces paroles de ma mère me résonnent dans la tête « qu'est ce qu'on va faire sans lui ». Je repense à quelques jours auparavant...j'allais chercher à papa des petits-suisses dans le frigo, je grognais de devoir y aller....
Les pompiers arrivent. Je n'ai pas le droit de voir papa. La maison est triste, le désespoir se lit sur tous les visages. Tantes, oncles, cousins, cousines vont et viennent à la maison, vont voir le mort à la cuisine. Il paraît qu'on a mis mon papa dans un sac noir, comme ceux que l'on voit à la télévision dans les polards.
Je malaxe une boule de pâte à modeler blanche dans mes mains tremblantes. Ma respiration est saccadée. Que faire ? Tout se déroule si rapidement...il est trop tard...les pompiers n'ont pu le ramener à la vie avec une piqûre, il est décédé depuis longtemps. Les pompes funèbres l'emmènent à Nancy. Une de mes tantes et maman choisissent le dernier costume de papa. Et puis elles vont aussi à Nancy...à la morgue. Une autre tante reste avec moi à la maison, elle me dit que papa est monté au ciel...c'est ça prend moi pour une idiote...je ne suis plus une gamine...à 14 ans je sais ce qu'est la mort...
La journée s'écoule. Je mange un yaourt 0%, je ne parviens même pas à le terminer. Je monte dans ma chambre, et je mets la BO de Titanic dans ma chaîne Hi-fi. Je vais à la salle de bain et je fais du ménage...Tout le monde pleure, et moi je fais du ménage...
Je ne sais plus quel jour nous sommes....peut-être toujours lundi ou bien mardi, je ne sais plus. Personne ne mange, moi j'ai faim...Pourquoi est ce que mon appétit n'est pas coupé ? Je me souviens, je suis dans la cuisine. Il est dans les midi, je sors une petite poêle où je mets à rôtir quelques lardons et j'ajoute une boîte de maïs. Maman, ma sœur et mes cousins sont à la cuisine...Je demande si quelqu'un veut manger. Personne n'a faim. J'avale le contenu de la poêle. Tout le monde est triste, et moi je mange.
Mardi je devais aller voir le film Titanic au cinéma avec ma sœur...le destin en a décidé autrement.
On est jeudi, c'est l'enterrement. Une amie à moi est venue à la maison pour garder mon neveu. Habillée de noir, je me rends à la Basilique de Saint Nicolas de Port. Je rentre à l'intérieur. Je suis devant le cercueil, on me donne un drôle d'objet dans les mains, c'est pour bénir...je ne sais pas faire le signe de croix. Tout le monde m'observe, je ne sais pas comment faire... L'église est noir de monde. De nombreuses personnes pleurent. Je suis ailleurs. J'observe l'encensoir du curé, il va finir par assommer quelqu'un en le balançant de cette manière.
On est au cimetière, je vois le cercueil s'enfoncer dans la cuve de la tombe. J'aperçois dessus une petite plaque dorée « André ******** 1941-1998 ». A deux ans près il n'aura vu ni la retraite, ni l'an 2000. Je réagis que c'est mon papa qui est dans cette boîte en bois, mon papa n'est plus de ce monde. Je mets près de quatre ans pour pleurer réellement sa disparition.
La vie reprend. Je suis en troisième, c'est l'année du brevet. Il y a la France au programme de géographie, la prof nous parle de l'espérance de vie, 75 ans pour les hommes, 81 pour les femmes. Papa s'est fait opérer de la hanche pour ne plus souffrir. L'opération c'est bien déroulée. Papa allait mieux, il avait seulement 56 ans...et il est mort d'une embolie pulmonaire à cause d'un stupide médecin remplaçant qui a pris les symptômes pour la grippe. Papa devrait être toujours en vie. Le vendredi le docteur a dit que c'était la grippe, lundi mon père est décédé d'une embolie pulmonaire massive. Il aurait pu être sauvé...Maman serait heureuse, ma sœur serait peut être mariée, et moi je serais en deuxième année de prépa.
Mais la vie en a décidé autrement. Maman est dépressive depuis cinq ans. Ma sœur de trente deux ans vit encore à la maison avec son fils et moi je suis anorexique, je gâche ma première année de fac.
Je me rappelle, Papa avait perdu du sang...par la bouche...par le nez...je ne sais pas. Je m'en souviens comme si c'était hier. Il y avait des tâches de sang sur le mur des toilettes. Il y en avait eu par terre, mais il l'avait nettoyé avant de mourir. Il est mort tout seul en souffrant à l'aube dans la cuisine. Depuis ce jour ma mère déteste se lever la première, elle revit à chaque fois la découverte du cadavre de son mari.
Depuis ce jour, toute ma vie est chamboulée. Pendant près d'un an, maman n'a plus existé. Ma sœur a pris le relais à la maison. Je me souviens difficilement de cette époque. J'étais en seconde, j'essayais de m'intégrer, mais on me rejetait...
Titanic était sorti en K7, maman me l'a acheté. Je les regardais des dizaines et des dizaines de fois en pleurant à chaude larme. Je lisais livre sur livre sur ce fameux paquebot, je regardais tout le documentaire le concernant.
Personne n'a jamais compris, personne n'a cherché à comprendre mon intérêt pour ce bateau mythique...c'est tout simplement le souvenir de mon père.
On est en août 1999, je pars trois semaines en voyage linguistique à Oxford. Les premiers jours sont si difficiles loin de maman. Je m'habitue, je me fais des amies, des sœurs...et un super copain. Je grandis, je vis ma vie. Je sors tous les soirs, je prends du bon temps...je mange pas beaucoup, la nourriture est infecte. Je me nourris essentiellement de milk-shake.
Le séjour est terminé, je rentre à la maison, c'est la rentrée scolaire. Je suis en première littéraire. Je fais la connaissance de Caroline, qui devient ma meilleure amie, je lui confis mes craintes, mes peurs, mes problèmes. Maman n'aime pas Caroline. L'ambiance de la maison se dégrade peu à peur. Maman s' éveille de son coma, elle refuse de me voir grandir. Alors je reste petite.
Internet entre dans la maisonnée. Maman y connaît son premiers copain, ma sœur y connaît un chagrin d'amour. La vie est de plus en plus pénible...Maman est agressive et méchante...parfois elle m'insulte de tous les noms possibles. Ma sœur est dans un état second. Je subis tous leurs problèmes, je dois prendre à mon tour les rênes de la maison, j'ai 17 ans et trop de responsabilités sur mes épaules.
C'est le début de l'an 2000. Je me trouve un peu ronde, je pèse dans les 49/50 kg. Je voudrais bien perdre un ou deux kilos pour le beau temps, pour faire des ravages sur la plage...je suis toujours célibataire...
Je suis contente, mon poids baisse peu à peu 48...47...Je continue mon régime. Le bac de français arrive, je suis stressée devant ma copie mangeant des biscuits taillefine. J'accompagne ma sœur à Tours, où elle passe son capes. Je révise là-bas, c'est une jolie ville. J'y resterais bien pour y faire mes études. Loin de la maison. On revient à la maison. Je passe mon oral de français, je suis interrogée sur le seul texte que je n'ai pas revu. Les semaines passent, j'ai enfin les résultats : 15/20 à l'écrit et 11/20 à l'oral. Je suis contente de moi.
Cet été là, je ne pars pas en vacances. La solitude ne me gêne pas, je m'y complais. Je passe toutes les vacances à lire au soleil sur le bord de ma fenêtre. S'en m'en rendre compte je mange de moins en moins.
Voilà la rentrée scolaire, cette année je suis en Terminale. J'ai peur de rater le bac. La philosophie me semble du chinois. Je ne suis plus dans la classe de ma meilleure amie, je suis perdue parmi des gens inconnus. On ne veut pas de moi, je déprime. Je pleure sans cesse, je ne mange presque plus...43...42...41...40kg...
« Tu es anorexique ma fille ».
« Tu rigoles maman ? je fais seulement attention à mon poids »
Mon existence m'échappe des mains. Je meurs à petit feu, je fais souffrir tout le monde. On est début 2001, ma mère m'emmène à l'Hospital, comme mon imc est de 17, on décide que je ferais un traitement ambulatoire.

Pourquoi? A cause de qui?
Elle s'appelle Anorexie, elle est arrivée dans ma vie à l'improviste il y a 5 ans, et depuis elle me fait vivre un véritable enfer.
Je me regarde dans un miroir, et malgré ma maigreur moi je ne vois que du gras...
Le poids de la balance est toujours trop haut...Mon poids idéal? 0 kilo...
Et pourtant je ne veux pas être maigre, je ne veux pas être un tas d'os, c'est laid.
Je veux la minceur, celle qui se trouve juste avant la maigreur. Je l'ai atteinte, tout le monde le voit sauf moi...
Dire que je voulais il y a 5 ans perdre un maudit petit kilos...j'étais gourmande...je ne comprennais pas comment on pouvait se priver de nourriture pour maigrir...je ne comprennais pas pourquoi ces filles déjà minces faisaient des régimes...
Comment peut-on changer à ce point et tomber dans la spirale démoniaque de l'anorexie??
Là est la question...

27/06/05
Vouloir aller mieux...GUERIR...mais il y a cette peur et ce "je ne sais pas quoi" qui fait qu'on ne peut pas aller mieux...
Avec les années il a la lassitude des traitements qui n'ont pas vraiment d'effets, on est toujours malade...
En plus on nous impose des kilos que l'on ne veut pas...
On ne sait plus ce qu'est la "vraie" vie...c'est à dire vivre sans se préoccuper des calories, du sport et de tout le tralala qui accompagne l'anorexie....
On sait que la maladie n'est pas une solution mais on ne parvient pas à aller mieux...
On est conscient de tout, et c'est ça le pire, tout dépend de NOUS, que ce soit conscient ou inconscient...
J'aimerais avoir la réponse à cette question
"La réponse" celle que l'on veut entendre, celle que tout le monde veut entendre, est que OUI on va réussir à guérir, ce sera long, pénible, mais on y arrivera...
J'avoue que cette réponse, elle m'énerve car on sait que tout le monde ne guérit pas, les chiffres le montrent, et je pense que la situation, les facteurs qui ont fait que le trouble se déclare jouent un rôle important sur la guérison.
Je garde un espoir d'aller mieux, pas de guérir, juste d'aller mieux...J'ai peut etre tort, mais moi ça me rassure et j'ai envie d'avancer à mon rythme lentement mais surements...et pis on verra...
L'été dernier j'ai fait de la boulimie non vomisseuse, j'ai pris du poids...Tout le monde était content de me voir remplumé, de me voir manger, mais moi je n'ai pas supporté...Je me répugnais à un tel poids que je me serais tuée...
Donc je suis retombée dans la restriction...
J'ai décidé de retomber dans la restriction sachant qu'une fois le processus parti on ne controle plus rien...mais c'était une question de survie. Comment le faire comprendre çaux gens? c'est impossible...
A cette heure ci je suis dans une belle rechute d'anorexie restrictive...je le sais, et je suis incapable de faire autrement...
Je suis fatiguée, je perds mes cheveux par poignées, je pleurs, je suis sur les nerfs mais je continue...Pourquoi c'est une bonne question...
C'est certain qu'il y a cette envie narcissique d'être mince, cette envie d'être parfaite pour prendre ma revanche sur un passé de fille au physique "normal" "banal"...un peu ronde quand même...
Il y a aussi le côté bouclier, l'anorexie ma protection...Non ce n'est pas de la pitié que j'attends des gens, non je me protège...de ma famille, de ce monde que je perçois comme nocif...
Et pis comment guérir dans une société où on divinise la minceur. Combien de personnes me disent " j'envie ta volonté"...
Je sors dans la rue et qu'est ce que je vois?? des pubs pour le nouveau régime miracle, des nanas en couvertures de magazines filiformes et rendues parfaites grâce aux retouches photos...
J'allume la télé et c'est la même chose...
Et il a ce dilemme: prendre du poids et se sentir tellement mal qu'on a envie de se tuer ou rester à un poids "correct" (pas trop haut, pas trop bas) et survivre...
C'est idiot mais quand tout ça est additionné, qu'on est fragile psychologiquement le choix est fait...enfin ce n'est pas vraiment un choix...c'est du dépit...
Je n'arrive pas à guérir malgré de nombreux combats, alors je laisse tomber.
Je reste anorexique et j'essaie de vivre ma vie. Beaucoup ne comprenne pas, tant pis, mais j'ai déjà perdu trop d'années à me battre dans le vide, à me couper de toute vie pour rien.
Une année est passée. J'ai réussi mon année universitaire. J'ai des amis. Je sors. Je me prends en charge.
Alors qu'on ne me reproche rien, chacun se bat comme il peut...
Moi je n'ai jamais demandé d'être anorexique. Comment je suis tombée dans cette maladie vicieuse est une excellente question.
Un petit régime pour perdre un kilo et la machine s'est emballée toute seule...
Je me suis réveillée ou plutôt on m'a reveillé et je pesais 40 kg...menacée d'hospitalisation et on me reprochait ce comportement dont je n'étais même pas consciente...
Dire que il y a 6 ans j'amais manger et j'étais gourmande, n'est pas un comble?
La chose certaine est que je n'ai jamais voulu ressembler aux mannequins...
Avec ce programme-éclair qui enchaîne échauffement, musculation et stretching, vous raffermirez toutes les parties du corps. Prête ? C'est parti !
La minute d'échauffement commune
Pour démarrer, voici trois exercices, valables pour les trois séries, à alterner pendant une minute. Boxez tout en sautillant, en retenant votre poing. Excellent pour évacuer le stress. Les pieds à plat, simulez la marche en décollant les talons l'un après l'autre. Les pieds légèrement écartés, pliez les genoux à 45°, puis tendez-les plusieurs fois. 1 Minute
Programme n° 1 Travail du haut du corps
Poitrine et bras fermes
Position de départ : pieds à plat, parallèles, genoux légèrement fléchis (alignés sur la pointe des pieds), serrez le ventre, buste droit.
Mouvement : prenez un haltère dans chaque main, levez les bras en équerre. Rapprochez-les en expirant vers la poitrine, de façon à ce que les coudes se touchent, puis ramenez-les sur les côtés. Ensuite, tendez-les vers le haut pour former un V, puis pliez de nouveau les coudes à 90°. Alternez ces deux exercices. 2 minutes
Dos renforcé
Position de départ : à quatre pattes, dos à l'horizontale, ventre serré.
Mouvement : levez le bras droit et la jambe gauche à l'horizontale, puis restez dans cette position 10 secondes, les abdos contractés et le dos
bien droit. Ramenez ensuite le coude et le genou sous le corps, tout en inspirant.Tendez de nouveau bras et jambes en soufflant. Faites une série de 8, puis changez de côté. Cet exercice renforce les muscles du bas du dos. 4 minutes
Stretching : extension du dos
À quatre pattes, faites le dos rond, menton sur la poitrine, en expirant pour étirer les muscles du dos. Puis revenez à l'horizontale. 1 minute
Programme n° 2 Ventre plat et épaules tonifiées
Abdos en béton
Position de départ : allongez-vous sur le dos, jambes pliées, pieds flex.
Mouvement : la tête entre les mains, décollez les omoplates du sol. Gardez l'espace d'un poing entre le menton et la poitrine, sans tirer sur les cervicales. Si vous êtes plus à l'aise, décollez le dos en tenant la tête, ou bien en poussant les bras le long du buste jusqu'aux mollets. Enfoncez les talons dans le sol pour garder la bonne position. Tenez 20 secondes.
3 minutes
Trapèzes toniques
Position de départ : pieds à plat, parallèles, genoux fléchis, ventre serré. Prenez un haltère dans chaque main, les bras alignés le long du corps, les paumes face aux cuisses.
Mouvement : levez les bras à hauteur des épaules, si possible les coudes un peu fléchis. Tenez 10 secondes et redescendez. 3minutes Stretching :auto-étirement Allongez-vous sur le dos, à plat. Tendez les bras aussi loin que possible derrière la tête. Croisez vos mains et étirez le corps au maximum. Tenez 10 secondes et détendez-vous. 1 minute
