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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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Mardi rdv
chez le médecin car plus de médicament pour la thyroïde…et si le taux d’hormones thyroïdiennes augmente, je grossis sans manger plutôt cocasse pour une
anorexique.
Rdv l’après midi avec le remplaçant de ma doc. Point positif je rate des cours plus que chiant. Plus négatif je dois raconter au doc mes problèmes. Oh juste dépression et anorexie depuis 8 ans. Il était un peu perplexe, faut dire que j’étais toute joyeuse pour une fois. Oui ça sent le printemps.
Il finit par me demander de me peser. Je regarde la balance, réfléchis. Ca fait des mois que je ne me suis pas pesée. Je ne veux pas connaître mon poids. Je me pèse de dos et je précise qu’en aucun cas je ne veux connaitre le chiffre. Je ne suis pas un chiffre. Je ne suis pas un poids. Je serais toujours trop lourde à mon goût de toute manière.
Le soir réunion sympathique avec les jeunes de la ville dans le cadre des élections. Franchement les municipales me font un grand bien même si le stress augmente à l’approche du premier tour, même si certain ne sont pas fair-play en s’attaquant aux personnes.
Lundi, rentrée scolaire…et miracle je suis allée au lycée. Ca doit
être la première rentrée des petites vacances que je parviens à faire. Pour une fois j’ai vaincu mon angoisse. Quoique j’ai songé partir en courant et en pleurant dans l’après-midi mais bon.
L’avantage du lycée c’est de pouvoir s’affamer facilement. Une journée de restriction impeccable. Et depuis le depuis de mon anorexie je ne vois les cours que comme cela : un moyen de ne pas manger, d’être loin des préoccupations de la nourriture. Enfin une fois que je suis assise dans la classe.
Les coups bas des municipales semblent réglés. J’ai le soutien de toute la liste et aussi des sympathisants. Explications également avec l’opposition.
Plus j’y repense, plus je me demande si le petit rigolo qui a lâché mon secret ne serait pas simplement qui me connait et a grief contre moi. C’est stupide mais bon…malheureusement la stupidité est une chose plutôt répandue.
Le moral est assez bon, malgré une grosse journée. 8h de cours, réunion de liste, révisions. Demain même journée…

Gros coup
de blues. Je ne me supporte pas. Prise d’un peu de poids. Alimentation anarchique et trop de stress. J’ai beau vouloir aller de l’avant, par moment je suis tirée vers le fond, quoique je fasse.
C’était une bonne idée de vouloir me lancer dans les municipales, ça me faisait tellement plaisir. A part qu’il existe cette politique poubelle. On a déjà mis des liens vers mon blog « officiel » en déformant la réalité, puis le mot a été lâché : Angélique est anorexique.
Oui je suis anorexique et alors. Putain c’est une maladie comme une autre. Ce n’est pas une tare. Ca ne remet rien en cause. Comme si je souffrais pas assez comme ça, faut que des personnes sans humanité s’acharne sur moi. Et après on va me dire que la vie est belle. Voilà un des arguments d’une liste opposante : une de vos colistière est anorexique…
Ce ne m’ennuie pas de parler de ma maladie, ce n’est pas une honte. Mais j’ai le droit de choisir si je veux en parler ou non. On est dans une société de merde où personne ne respecte personne. Le but principal est de faire du mal aux autres pour se sentir plus fort. Putain de société individualiste.
Au bout de 8 ans d’anorexie, j’ai le « cul » entre deux chaises. L’anorexie restrictive pure est terminée, elle est entrecoupée de compulsions vomies
ou gardées, ça dépend. Soit je ne mange pas, soit je m’empiffre. C’est épuisant moralement car chaque crise est vécue comme une honte…ne plus être capable de se contrôler…
Le poids reste stable. Enfin je pense, je me fie à mes vêtements, je ne monte plus sur un pèse personne, je ne veux plus être conditionnée par un chiffre. Mais malgré tout l’envie de maigreur persiste. Même si paradoxalement je trouve ça moche.
Ces temps ci beaucoup d’extra dans mon alimentation. Ca me fait littéralement péter les plombs. Bêtement je ravale des laxatifs. Je ne supporte plus mon corps. Je ne sais plus comment m’habiller.
Jeudi soir ce fût un vrai défi de trouver quoi mettre pour sortir chez des amis de mon homme…en plus au programme c’était une raclette. Mon copain ne comprenait pas
pourquoi j’essaie 36 habits. « Mais tu étais bien avec le haut là ». J’étais énervée. Je n’ai pas du avoir un ton agréable. J’ai rétorqué que le problème est
que je me sentais obèse, que
mon corps me dégoûtait au plus au point. J’ai fini par trouver de quoi cacher ces rondeurs que je suis la seule à voir. Quoique je me demande si les autres ne disent rien pour ne pas me blesser.
Voilà mes pensées redeviennent tordues.
Je n’ai pas mangé de fromage. Juste trop de jambon et de la salade verte…et puis du gâteau au chocolat. Une vraie catastrophe quoi.
En rentrant je me suis cachée sous un pyjama. Impossible que mon copain touche ce corps qui me donne envie de gerber. Le pauvre, ce n’est pas de tout repos une copine qui a des troubles alimentaires…
Samedi soir…seule devant mon pc…les intestins vident…
J’ai envie de hurler parce que le copain de ma mère est là, et quand monsieur est là je n’ai plus le droit de vivre…ne pas faire de bruit…ne pas exister…Adieu vélo qui me permet de me défouler. La télé est toujours trop forte. C’est génial lorsque le moral n’est pas tellement présent.
Et puis je commence à angoisser. Non je continue à angoisser…à cause de la rentrée dans une semaine…et à cause de « je ne sais quoi ». Angoisse quand tu nous tiens…
