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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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Les vacances.
Penser à lui Penser à autre chose que lui. Passer à autre chose. J’y arrive pas c’est grave ? Foutus sentiments
amoureux.
La colère, la frustration je les canalise par le sport…ça m’arrange après tout, ça fait maigrir. Tout ira mieux quand j’aurais maigri.
C’est dingue ça, pourquoi dans ma tête il y a ce message « si tu maigris, tu iras mieux ». Je sais que c’est faux en plus.
Non c’est que lorsque je pense à maigrir, j’oublie tout. Tout s’efface, un seul objectif maigrir. Le reste adios amigos…
Fuck…
Edit: non j'ai rien dit...Enfin toujours envie de maigrir mais le moral est revenu...on se demande pourquoi...
J’ai du mal d’y croire. L’anorexie existait avant la télévision et internet.
Il est certain que l’apologie de la maigreur est une chose qui ne doit pas être faite. Mais de là à légiférer dessus. Le bon sens devrait suffire.
Je trouve que les peines qui seront prévues contre les sites pro-ana complètement dénués de sens, sachant que la plupart des personnes les tenant sont des anorexiques dans le déni, c’est s’attaquer à des malades….
Oui c’est un sujet compliqué. Car oui il faut protéger les enfants, les adolescentes de mauvaises influences et d’idées stupides. Il faut penser aussi aux malades. Et là l’enfer commence avec tous les régimes qu’on nous pond pour l’été. Comment essayer de ne pas penser à maigrir en ce moment, le mot régime fleurit partout…et puis il suffit de suivre la télé…et hop à la pub « ne manger pas trop salé, trop sucré, trop gras… »
Je ne suis pas devenue anorexique à cause de l’apologie de la maigreur. Ce n’est pas une maladie qui s’attrape. C’est une partie du psychisme qui se détraque, et finalement si les symptômes se traduisent par la nourriture et le poids, le poids et la nourriture ne sont pas le problème.
Faire une charte est une bonne idée dans le sens qu’actuellement 70% des femmes sont complexées par leur corps parce qu’on nous présente une image utopique de la femme. Mais bon les publicitaires vous le diront, les pubs c’est fait pour rêver pas pour montrer le normal qui est si banal et inintéressant.
Moi j’attends que ça bouge autrement, j’attends une meilleure prise en charge médicale. La prévention c’est bien, oui, c’est louable mais comme on nous le répète il y 30 000 malades d’anorexie en France. J’attends qu’on aide aussi les adultes anorexiques et boulimiques car plupart des ados qui souffrent de TCA ne guérissent pas et la maladie continue à l’âge adulte. Et là il y a un énorme manque au niveau de la prise en charge.
Je comprends la démarche de la député Valérie Boyer. C’est certain qu’i faut agir, on a vu des mannequins mourir d’anorexie. D’ailleurs les danseuses et les gymnastes ont aussi une activité qui favorise les troubles alimentaires. Mais rejeter la faute sur les médias c’est trop simple et trop facile. C’est nier la souffrance qu’engendre la maladie. Parce que l’anorexie c’est avant tout 100% de dépression et de mal être.
Et si on dit anorexie mentale, ce n’est pas pour rien.
Je pense qu’on ne règle pas les soucis de santé par la législation.
L’émission « Ca vous Regarde » est présentée par Arnaud Ardoin, en direct sur internet entre 19h00 et 20h00 (www.lcpan.fr) et retransmise entre 21h et 22h sur LCP Assemblée Nationale.
15/04/08 - Anorexie : l’incitation punit par la loi
La mort en six mois, de trois jeunes mannequins sud-américaines à la suite de complications dues à leur extrême maigreur, ont encouragé des dizaines de médecins, publicitaires et professionnels
de la mode à travailler à l’élaboration d’ « une charte d’engagement volontaire sur l’image du corps ». Cette charte signée le 9 avril, « permet d’ouvrir la voie d’une
approche globale de la prévention de l’anorexie, qui figure parmi les plus mortelles des maladies du psychismes » selon le ministère de la Santé.
Car certaines personnes incitent au travers de magazines et de blogs, à vanter les mérites de la maigreur excessive. Comment combattre ces dérives ? Faut-il que la France, l’instar de
certains pays européens comme l’Espagne, légifère sur ce sujet ?
Députés :
-
Valérie Boyer, députée
UMP des Bouches du Rhône
auteur et rapporteur de la loi - Serge Blisko, député PS de Paris
Experts :
Nathalie Macial - Association Autrement
Joseph Besnaim – DG BVP
La société actuelle est tellement tordue que d’un côté le gouvernement veut prendre des mesures préventives pour empêcher l’anorexie, et de l’autre les magazines people ne cessent de faire des dossiers sur la maigreur des stars.
La seule chose sur les régimes et les images de maigreur, c’est que tout ça fait qu’on n’arrive pas à se sortir de la tête cette envie de maigrir. Parce que lorsqu’on fait tout pour aller mieux et qu’on entend le mot régime partout, ce n’est pas gérable.
Et puis franchement l’amendement des députés il me fait bien rire. Si d’abord on mettait des moyens pour soigner correctement les troubles alimentaires. Si on se mettait à jour au niveau des thérapies au lieu de faire toujours ce foutu chantage à l’hôpital : tu grossis et tu sors. Si on pouvait consulter des bons thérapeutes sans en mettre de notre poche.
J’avoue que je sais pas comment on peut guérir de cette saloperie d’anorexie. Je ne crois pas qu’on en guérit totalement. Comme toute addiction, on est abstinent.
Voilà c’était le petit coup de gueule du jour d’Angélique la mal pensante.
Depuis plus d’un an et la mort, en six mois, de trois jeunes mannequins sud-américaines à la suite de complications dues à leur extrême maigreur, des dizaines de médecins, publicitaires et professionnels de la mode travaillaient, sous l’égide des professeurs Marcel Rufo et Jean-Pierre Poulain, à l’élaboration d’une «charte d’engagement volontaire sur l’image du corps».
«Diversité». Cette charte, rendue publique aujourd’hui et qui satisfait Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture, préconise des choses simples - tout en n’ayant pas valeur d’obligation. Il s’agit de «sensibiliser le public à l’acceptation de la diversité corporelle», ou encore «d’informer la médecine du travail sur les risques liés à l’extrême maigreur». Un catalogue de bonnes intentions à l’image de ce qui a été annoncé en Italie, en Angleterre et aux Etats-Unis ces derniers mois.
Mais peut-on faire mieux ? Peut-on, comme s’inquiète Didier Grumbach, se mettre à légiférer sur «ce que doivent être la beauté et les canons esthétiques ?» Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, en est persuadée. Sa proposition de loi, présentée aujourd’hui en même temps que la charte, vise à punir «l’incitation à la maigreur excessive» de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Son texte, qui sera débattu mardi à l’Assemblée nationale, serait inséré dans le code pénal. Il vise spécifiquement des sites Internet et des blogs, baptisés «pro-ana», où l’on trouve des photos de stars rendues squelettiques au moyen de logiciels de déformation d’images, où l’on lit les journaux intimes de jeunes filles expliquant que c’est supercool d’être maigrissime, et que l’ultraminceur est plus valorisante qu’une bonne santé. Ce sont ces sites-là que Valérie Boyer veut sanctionner. Mais elle écrit aussi : «On ne peut que s’alarmer de la maigreur excessive de certains mannequins défilant sur les podiums.»
Y a-t-il un lien entre les images de jeunes Russes «size zero» (soit une taille 30 ou 32) et l’anorexie ? Les psychiatres s’accordent à dire que non. Stéphane Clerget, un pédopsychiatre qui a soigné des mannequins, rappelle que l’anorexie «est une maladie mentale très ancienne qui existait bien avant l’imprimé, les blogs et les défilés de mode ; l’époque valorise le fait d’être mince et les femmes suivent de plus de plus de régimes, soit ; mais jamais je n’ai vu d’anorexique l’être devenu par imitation. Les causes sont plus complexes : analytiques, neurobiologiques, peut-être même génétiques.» Une étude publiée en décembre par l’American Journal of Psychiatry, avançait que l’anorexie serait liée à des différences physiologiques, les cerveaux des anorexiques répondant différemment que ceux des êtres «sains» aux notions de plaisir et de récompense.
Créateurs. Dans le monde de la mode, la circonspection prévaut. Selon le créateur Jean Paul Gaultier, «ce n’est pas avec des lois qu’on résout ce genre de problème, mais par la compréhension». Et si Didier Grumbach admet avoir été «choqué» par la publicité d’une marque italienne mettant en scène, à l’automne, Isabelle Caro, une anorexique (publicité interdite en France), il rappelle que la France dispose déjà, en matière de lois encadrant les professions de mode, de «tout ce qu’il faut».
In petto, beaucoup constatent que, si quelques créateurs continuent de promouvoir une esthétique maigrissime, les choses évoluent dans les médias féminins et les publicités. «Aujourd’hui, des marques comme L’Oréal ou Chanel ne se risqueraient plus à employer des ultramaigres», dit le patron de l’agence Viva, Cyril Brulé. «En vingt ans, ajoute-t-il, j’ai eu affaire à une seule mannequin anorexique. Et lorsque, dernièrement, une jeune Russe s’est mise à maigrir, on l’a convaincue de se remettre à manger.» La «compréhension» dont parlait Jean Paul Gaultier ?
