Bienvenue

Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
Pour le forum cliquez ICI
--> Un petit article auquel j'ai participé.
NE PAS SE NOURRIR TUE
Par Katell Lorand
Le Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, affichait son contentement mardi 15 avril, suite à l’adoption, par les députés de l’Assemblée Nationale, du projet de loi contre l’incitation à l’anorexie. Déposée par Valérie Boyer, Secrétaire Nationale de l’UMP en charge de la Santé, la proposition de loi a relancé le débat qui entoure l’anorexie et devient le bouc émissaire des opposants du "tout législatif".
40.000 personnes souffrent d’anorexie en France
L’anorexie est une des pathologies des troubles du comportement alimentaires ( T.C.A.). Elle se caractérise par une restriction alimentaire qui engendre ensuite le refus de l’alimentation. La
personne souffrant d’anorexie bascule souvent dans l’anorexie boulimie. On estime à quarante mille le nombre de personnes anorexiques en France. On recense de nombreuses répercussions pour les
personnes souffrant d’anorexie ; l’aménorrhée pour les femmes, l’ostéoporose, la perte de capacité physique et musculaire, la détérioration des organes vitaux, ainsi que des problèmes
cardiaques.
Souvent, c’est une envie de perdre des kilos en trop, et rapidement, la personne perd le contrôle. Angélique a 24 ans. Elle est devenue anorexique à 16 ans. "J’ai décidé, comme ça, de faire un
petit régime pour perdre un kilo. J’étais persuadée de me sentir mieux avec un kilo en moins. Sans m’en rendre compte, j’ai continué le régime et à perdre du poids. Je suis passée d’une
cinquantaine de kilos à quarante-trois kilos pour un mètre cinquante-cinq. Je suis descendue jusqu’à quarante kilos. On m’a emmenée à l’hôpital pour enfants et ils m’ont fait comprendre que si je
ne reprenais pas quelques kilos, je serai hospitalisée de force et qu’on me gaverait. Vu que je n’étais pas d’anorexie très grave, ils ne se sont pas trop inquiétés en pensant que ce n’était
qu’une passade, une crise d’adolescence. Et du coup, la maladie, je la traîne depuis huit ans."
Il existe quelques centres spécialisés dans la capitale et en province mais ils sont encore trop peu nombreux. Sophie Ducceschi est thérapeute spécialiste des troubles alimentaires. Elle a créé
l’association "Vaincre Boulimie & Anorexie". Pour elle, les troubles du comportement alimentaire ne doivent pas être assimilés à des caprices d’adolescents. "Ces personnes souffrent de
dépression, elles sont souvent suicidaires. Ce ne sont pas toutes des jeunes filles, il y aussi des femmes de trente, quarante-cinq ans. Trop peu de choses sont faites pour venir en aide à ces
personnes là."
Podiums et extrême maigreur
15 novembre 2006, Ana Carolina Reston, mannequin brésilienne décède. 2 août 2006, Luisel Ramoss, mannequin uruguayenne décède d’épuisement à la fin d’un défilé. Leur mort lancera le débat sur la
morphologie des mannequins. Des études seront menées, prouvant que la majorité de ces jeunes femmes ont un Indice de Masse Corporelle beaucoup trop faible.
Le 18 septembre 2006, à l’occasion de la Pasarela Cibeles, la semaine de la mode madrilène, cinq mannequins se voient interdites de défilé. La raison ? Elles sont trop maigres.
Le 9 avril 2008, une charte d’engagement volontaire sur l’image du corps et contre l’anorexie est signée par plusieurs groupes de professionnels du prêt-à-porter. Ce document n’est qu’un symbole.
Il n’a aucune valeur juridique. Certains diront que c’est une charte de bonne conscience. Pour d’autres que ce n’est que le début de nombreuses mesures pour limiter les excès.
Mais ce n’est pas tant pour la profession du mannequinat que cette charte a été rédigée, mais plus pour l’image et l’influence, portés par les médias, que le prêt-à-porter peut avoir sur les
jeunes adolescents. "J’avais quand même une image utopique de la femme parce que tout est retouché avec les logiciels. Je ne comprenais pas pourquoi ma cuisse était légèrement courbe, jusqu’au
jour où ma sœur m’a dit "c’est parce que l’os il est de travers à cet endroit là". Dans les magazines, à cet endroit du corps, la cuisse est toute droite." explique Angélique.
Des mesures pénales contre l’incitation à la maigreur
Le projet de loi déposée par la députée UMP Valérie Boyer tend à interdire les sites internet valorisant et faisant l’apologie de l’anorexie. Ces sites sont extrêmement nombreux sur internet. Il y a la maladie et il y a ses dérives. Ces dérives portent un nom : les pro-ana. Comprendre "pro-anorexie". Des milliers d’adolescents, sur leur blog ou sites personnels, décrivent le régime drastique qu’ils s’obligent à suivre. "Un quart de pomme le matin, un yaourt en plus le midi. Et puis ce soir je saute le repas pour compenser." Ils exhibent leur corps maigres dans les galeries photos, vantent les tailles 34 des célébrités comme Nicole Richie ou Kate Moss.
Cette véritable cyber-communauté prône la maigreur et l’anorexie comme mode de vie. Sophie Ducceschi nous explique les raisons de ce mouvement. "Pour comprendre ce phénomène pro-ana, il faut
connaître la maladie. L’anorexie mentale, dans le début de son évolution, a plutôt tendance à valoriser la personne qui en souffre. Elle va vous dire "non ce n’est pas une maladie, moi je
contrôle, je maîtrise et tout va bien". Ces gens-là sont ces personnes qui sont dans le déni de la maladie, voire même qui y trouvent un bénéfice. L’anorexie donne l’illusion de contrôler sa vie
et d’avoir confiance en soi, donc elles la vantent."
C’est pour tenter d’endiguer le phénomène que cette loi a été proposée. Toute personne qui incitera à une maigreur excessive en encourageant des restrictions alimentaires sera punie d’une peine
maximum de deux ans d’emprisonnement ainsi que de 30.000 euros d’amende. La peine est portée à trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende si la provocation entraîne la mort de la
personne concernée. Angélique ne se sent pas concernée par les sites pro-ana. "Les gens qui vont sur ces sites ont déjà un problème, ils ont déjà les idées perverses de vouloir maigrir. Les
personnes qui sont à l’origine de ces blogs ont un problème, elles sont malades. La suspension de leur blog serait suffisante. Peut-être qu’il faudrait s’inquiéter des raisons pour lesquelles
elles font ce genre de sites."
Loi contre l’incitation à l'anorexie sur fond de polémique
Le projet de loi a été adopté par l’Assemblée Nationale, mardi 15 avril. Les députés ont étendu la portée du texte en adoptant plusieurs amendements, dont le "délit de propagande et de publicité en faveur des moyens de parvenir à une maigreur excessive", passible des mêmes peines. Ce délit est inspiré de la loi contre l’incitation au suicide.Le ministre de la Santé Roselyne Bachelot a aussi précisé que le gouvernement allait renforcer le contenu des visites médicales imposées aux mannequins. "Le respect de seuils précis de poids et d'indice de masse corporelle sera requis pour défiler", a-t-elle annoncé. Roselyne Bachelot a enfin souhaité que la présidence française de l'Union européenne soit l'occasion de proposer aux états membres de s'engager sur un projet commun de mesures contre l'incitation à l'anorexie.
A gauche, on râle. La loi serait, selon les partis de gauche, une simple démonstration de l’envie du gouvernement de tout légiférer et de mettre la répression plus que la prévention en avant, surtout dans un domaine comme celui de la santé. Une députée socialiste, Michèle Delaunay, a cependant voté pour.
Alors prévention ou répression ? Pour Sophie Ducceschi, il faut aller à la source. "La loi ne solutionnera pas tout. Le problème est bien plus profond. Mais c’est évidemment mieux qu’on empêche les incitations à l’anorexie. Les sites pro-ana sont une véritable honte et il est clair qu’il faut faire quelque chose contre ça. Si ça peut être réglementé, tant mieux. En tant que thérapeute je trouve qu’on ne touche pas le fond du problème. La prévention est possible à travers les collèges et les lycées mais il faut du temps et des moyens. Il faut que les institutions publiques se rendent accessibles."
http://www.maisondesjournalistes.org/actu_anorexie.php
Au mois d'avril tout va mieux d'habitude, je suis sur mon petit nuage, je rentre dans ma période où je ne suis presque pas stressée, où je vois presque la vie en rose…
Mais là non. Cette année ce n'est pas le cas. Je suis étouffée par le stress et les angoisses. J'ai une boule d'angoisse quasi permanente au niveau de l'estomac. Mes muscles sont plus que noués au niveau de ma nuque et de mon dos. Je suffoque. J'ai des crises de larmes. Et je suis tout simplement paralysée sur place.
J'ai passé ma première semaine de vacances à ne rien faire parce que mon niveau de stress est tellement élevé que je suis bloquée sur place.
La première semaine je dormais au moins un peu près bien. Maintenant que la rentrée approche c'est cauchemars sur cauchemars. Je dors de plus en plus mais ce ne sont pas des nuits réparatrices et finalement je me lève encore plus fatiguée.
Je n’arrive pas à contrôler mon stress et mes angoisses malgré mes efforts. Je suis épuisée d’avoir cette épée de Damoclès au dessus de ma tête.
J’ai l’impression que ma tête va littéralement exploser.
Je traine ce stress et ces angoisses sans objet depuis toujours. Plus les années passent, plus ça empire. Je ne supporte plus d’être la fille qui est toujours stressée. Je ne supporte plus que ça m’empêche de vivre.
Je suis à bout. Je suis si fatiguée…
Et comme si la vie n'était pas assez compliquée ma mère LE déteste. Je ne supporte plus ses réfléxions à propos de LUI. Personne n'a le droit de l'attaquer LUI. Non personne.
C'est bête, mais malgré mon mal-être, si je tiens c'est pour LUI. Parce que j'espère qu'il finira par ouvrir les yeux. Parce que je n'arrive pas à l'oublier. Parce LUI c'est LUI. Je l'aime avec ses qualités, mais aussi tous ses défauts.
L'amour est inconditionnel. Un an qu'IL est le seul qui compte dans mon coeur.
J'ai passé une de mes plus belles soirées dans ses bras. Je me suis sentie vivre. J'étais si heureuse...S'il savait...
Pas d'apologie de l'anorexie, par Karin Bernfeld
LE MONDE | 09.10.07 | 14h37 • Mis à jour le 09.04.08 | 17h10
Prise au ventre, oui, au ventre. Obligée de réagir à cette publicité sponsorisée par une marque de vêtements, qui montre en photo une jeune Française atteinte d'anorexie. Cette campagne de publicité fait l'apologie de l'anorexie en prétendant la dénoncer. Certes, le BVP va peut-être limiter les dégâts en France, certains ont pris conscience du cynisme de ce photographe et des publicitaires qui ont utilisé le corps cadavérique de la jeune femme, mais le coup médiatique est réussi. "Tu as vu la nouvelle pub pour l'anorexie ?", lapsus révélateur de mes interlocuteurs qui révèle que non seulement cette image ne lutte en rien contre la maladie, mais qu'elle la renforce.
Cette image n'est en rien un message de prévention : le "no anorexia" inscrit en gros caractères rappelle le "dites non à la drogue" des années 1980 et laisse croire qu'on décide de devenir anorexique. Mais l'anorexie n'est pas un choix, c'est une maladie grave et complexe. Elle touche autant le mental que le corps et ne saurait se résumer à une question de mode. La jeune femme qui a posé pour la photo répète à longueur de journée qu'elle est anorexique "à cause d'une enfance difficile" et, ainsi, en mettant en avant les facteurs individuels, elle blanchit ceux qui exposent des silhouettes décharnées à longueur de défilés. Ceux-ci peuvent clamer : "Vous voyez bien, c'est une maladie psychique, cela n'a rien à voir avec nous !" C'est vrai, on ne devient pas anorexique pour ressembler à un mannequin. Et même si 70 % des anorexies commencent par un régime amaigrissant, n'oublions jamais qu'il y a eu et qu'il existe des personnes atteintes d'anorexie à des époques et dans des pays où la mode prônait la rondeur. Mais on ne peut pas non plus laisser croire que l'anorexie tombe du ciel comme un virus - ce qui, bien sûr, permet d'éviter toute remise en question, que ce soit d'un milieu familial ou d'un environnement social.
Prévention, ils disent ? Ils supposent faire peur avec cette photo comme avec le "fumer tue" sur les paquets de cigarettes ? C'est d'autant plus absurde que, quand on est atteint d'anorexie, cette image nous donne envie de lui ressembler. "Je suis grosse !", voilà ce que crie le noyau anorexique à l'intérieur, et toutes celles qui sont encore un peu en vie de se flageller : "Je n'ai même pas été capable de maigrir comme elle !" Sans parler des parents ou des proches qui aussitôt réagissent : "Tu n'es pas anorexique, toi, puisque tu n'es pas comme ça." Voilà ce que provoque cette affiche. Elle ôte toute légitimité, alors que le coeur de la pathologie, c'est justement d'exister, enfin.
"Mais non, tu n'es pas assez maigre, tu n'es pas anorexique." Mais être anorexique, ce n'est pas être maigre, et on peut être maigre sans être anorexique. Avec cette photo, on alimente un symptôme où le déni est souverain : "Vous voyez bien que je ne suis pas malade, je ne suis pas comme elle !" Ou alors, il ne reste plus qu'à continuer de maigrir pour enfin être une "vraie", que l'on soit enfin identifiée comme telle.
Et la demoiselle sur la photo, alors ? On l'a vue partout, sur tous les plateaux télévisés, une pleine page dans Libération, elle part pour des interviews en Espagne, au Japon, au Brésil, et pour des photos à New York. Quel piège ! Isabelle veut guérir, s'en sortir, on admire son courage ; mais pourquoi continuer à porter cette robe dénudée sur tous les plateaux télé ? Est-ce que ce sont les producteurs des émissions qui lui recommandent à chaque fois d'exhiber l'horreur de ses clavicules et de ses vertèbres, son dos découvert ? Je ne peux pas la blâmer, elle est victime, comme d'autres, elle est piégée. On ne peut refuser d'être soudain sous le feu des projecteurs, recevoir le succès, l'argent, la sympathie et la compassion de millions de personnes. Avoir son heure de gloire à n'importe quel prix, même celui de sa vie. Isabelle veut être comédienne, mais comment pourra-t-elle en tenant à peine debout, alitée des journées entières ? Pour jouer il faut porter, sa voix, son corps, presque se porter bien, oui, en tout cas être bien debout et en avoir dans le ventre, jamais le ventre vide, pour toucher et émouvoir il faut être de chair et pas que d'os. Bien sûr, il y a des rôles qui nous collent à la peau, j'en sais quelque chose... J'ai incarné plusieurs fois des anorexiques, mais je ne pesais pas 30 kg ou 40 kg. Le théâtre n'est pas du reality-show. L'une des plus médiatiques à laquelle j'ai prêté mon corps et ma voix pour un monologue - Valérie Valère - avait bouleversé chez Pivot à "Apostrophes", elle est morte à 21 ans. Que va devenir la jeune Isabelle, devenue ambassadrice des anorexiques, devenue icône ?
On m'avait conseillé, aussi, pour vendre : "Tu devrais dire que toi aussi tu es anorexique, ou que tu l'étais." Mais non, je n'ai jamais voulu dire "je suis anorexique" parce que ce serait faire d'un symptôme une identité immuable, une carte de visite, à vie, et c'est bien là aussi le piège de toutes celles qui n'ont pas d'autres moyens pour exister que cette triste identité. Je refuse cette identité et préfère l'aveu d'avoir "souffert de troubles alimentaires". C'est une souffrance, pas un état à vie.
Succès éphémère sans doute, destructeur surtout aussi. Rappelons-nous : Kafka, en 1924, décrivait ces champions du jeûne qui, tels des monstres de foire, attiraient les foules. Ils tenaient leur performance pendant des semaines, puis des mois, et les records fascinaient... Mais le sort du "jeûneur" est terrible : un jour, le public, lassé, passe à autre chose, se détourne pour un autre nouveau spectacle plus attrayant et au goût du jour. Le jeûneur meurt seul, loin des regards. L'épidémie de l'os n'est pas encore prête à passer : tant qu'il y aura cette fascination pour le corps décharné, on continuera d'en exposer, on en commercialisera. C'est cette fascination qui nourrit le corps anorexique. Et qui le fait mourir aussi. On meurt tous les jours de troubles alimentaires sans ressembler à cette photographie. Dans une société où ce qui ne se voit pas n'existe pas, le pire est sans doute de ne même pas pouvoir montrer sa douleur.
Karin Bernfeld, écrivain
Je suis tombée sur des photos où la fille était d’une maigreur morbide. Même si une maigreur extrême me fascine avec mes yeux d’anorexique, je trouve ça tout simplement moche. Non je n’ai plus envie d’être comme ça. Je me préfère avec mes pseudos bourrelets et mes complexes que ressembler à un juif sortant d’Awchwitz.
Ce qui me tracasse, c’est que cette fille dit se battre contre la maladie, mais ne cesse d’exhiber sa maigreur photo après photo. C’est plutôt paradoxal, non ? Montrer une photo de soi maigre pour montrer les ravages de l’anorexie à la limite, histoire de. Mais mettre des dizaines de photos en prenant des poses accentuant sa maigreur, c’est plutôt limite comme comportement. Ca fait un peu, faites ce que dit : ne tombez pas dans l’anorexie, mais ne faites pas ce que je fais : me complaire dans mon corps de maigre.
Je suis encore loin d’aller bien. Je ne mange pas normalement, c'est-à-dire que je me nourris principalement de pommes, de café, de coca light...parfois des légumes et de la salade. Je mange de temps en temps de la viande parce que j’en ai envie. J’ai régulièrement des compulsions alimentaires parce que mon corps ne supporte plus la famine, et puis oui des fois j’ai cette tendance à me remplir histoire de virer le vide qui m’envahit.
Je n’ai pu une calculette à calorie à la place du cerveau. Je ne note plus tout ce que je mange. Mais j’ai toujours cette peur de grossir.
J’arrive de temps en temps à manger en me faisant plaisir sans que ça dérive en compulsions alimentaires.
En fait l’anorexie ça se calme peut-être seulement avec les années avec du travail sur soi. Apprendre à lâcher prise. Apprendre à se réouvrir au monde. Apprendre à calmer ses angoisses autrement qu’en focalisant sur la nourriture et son poids. Apprendre à sortir du monde de l’anorexie : laisser tomber les livres sur les sujets, ne plus s’abreuver de la souffrance des autres malades. Apprendre à devenir égoïste et penser à soi.
Je ne pense pas que je guérirais totalement. Ca ira mieux. J’aurais probablement des périodes où la maladie réapparaitra…car en étant depuis 6 ans sur Internet, je vois que durant la vie lors de périodes difficiles la maladie réapparait. En fait, c’est un combat de toute une vie, surtout lorsque les troubles alimentaires sont chroniques.
En tout cas mes avancées, ce n'est pas grave à la médecine...Sans commentaires.
