Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.
J'ai 28 ans.
Je suis jeune maman heureuse et épanouie.
Je vais mieux depuis 2 ans.
Le monde médical me considère guérie.
J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.
La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.
Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.
Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr
Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.
Antigone Jean Anouilh
Jean Molla
Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.
Le temps passe à une vitesse folle. Mon bébé aura déjà bientôt 21 mois en juin.
Ce week-end on est allée à la fête foraine. Elle s'est bien amusée sur les manèges, elle adore les sensations fortes...mais à juste peur du pompon. Crise de larmes à chaque vue du pompon.
Crise de larmes aussi une fois que tous les canards ont été pêchés. Ma poupette est une chipie.
Quant à moi j'en avais les larmes aux yeux de la voir s'éclater comme une grande fille. Ayé mon bébé est grande. J'ai vraiment eu un trop plein d'émotions sur le coup, mais quand ce sont des larmes de joie, c'est pas grave du tout.

Ca doit faire un bon mois que tout le web en parle, Miley Cyrus a perdu du poids.
Son régime au prix indécent a été couronné de succès si bien que maintenant tout le web la soupçonne d'anorexie puisqu'on voit ses os pointent...
Et là je me dis quand même que les médias et cles gens sont hypocrites. Parce que ces dernières années ils ont bien tapés sur Miley et ses soit disant rondeurs.
Je me souviens en 2009 des gens bêtes et méchants lui avaient dit sur Twitter qu'elle était grosse.
Bref les gens sont jamais contents.
2009
Ce week-end mon amie Lottie est venue me rendre visite. On s'était déjà revue en septembre dernier.
Thermes, papotages, léche-vitrine, gourmandises...ce fût un excellent week-end malgré un énorme rhume.
J’avais lu cette nouvelle en début de mois mais j’avais manqué de temps et de motivation pour rédiger un article.
Les 19 éditions mondiales du magazine de mode Vogue ont pris la décision de n’utiliser que l’image de mannequins en bonne santé et de plus de 16 ans afin de promouvoir l’image de corps en bonne santé.
Jonathan Newhouse, Président de Conde Nast International et propriétaire du magazine, a déclaré dans un communiqué « Vogue pense que, la bonne santé, c’est la beauté. »
Bon la question est qu’est qu’une image d’un corps en bonne santé ? car selon sa morphologie et ses gênes ça varie énormément….
Un pacte en six points sera publié dans les éditions de juin, stipulant notamment que Vogue ne travaillera plus avec des mannequins de moins de 16 ans ou "qui semblent avoir des troubles du comportement alimentaire".
Quant aux rédactrices en chef elles demanderont aux agences de ne plus leur envoyer des mannequins de moins de 16 ans et aux directeurs de casting de vérifier l'âge des mannequins et d'encourager "des conditions de travail saines", notamment concernant l'alimentation.
Par ailleurs les couturiers sont vivement encouragés à prendre en compte les répercussions que peuvent avoir la création de modèles de vêtements aux tailles irréellement petites, ce qui encourage l'utilisation de mannequins particulièrement maigres.
Les différentes éditions de Vogue se veulent les ambassadeurs de l’image d’un corps sain.
Les choses bougent doucement. Je crois que je jetterais un œil ces prochains mois sur Vogue pour voir s’il y a bien une évolution. Même si le principe de vouloir promouvoir un corps sain est honorable, je préférerais que ce soit la diversité des corps qui soit promue. Parce que finalement se focaliser sur un corps sain c’est remplacer un culte (celui de la maigreur) par un autre (celui du corps sain).
Couverture avril 2012
Article tiré de http://www.lematin.ch/sante/sante/Les-troubles-alimentaires-atypiques-un-probleme-majeur-/story/18826757
Si l'anorexie et la boulimie sont bien connues, d'autres formes de troubles du comportement alimentaire moins visibles sont plus répandues, particulièrement à l'adolescence.

Une recherche lausannoise souligne la nécessité d'adapter la prévention, les messages sur l'alimentation pouvant même aggraver la situation.
Certains comportements alimentaires inappropriés ne remplissent pas tous les critères de l'anorexie ou de la boulimie typiques. Plus discrets, ils peuvent même passer inaperçus, alors qu'ils génèrent une grande souffrance chez les personnes concernées, des jeunes filles le plus souvent, explique Sophie Vust, psychologue-cadre à l'Unité multidisciplinaire de santé des adolescents (UMSA) du CHUV à Lausanne.
Dans un livre récemment paru tiré de sa thèse de doctorat, Sophie Vust dresse le portrait clinique de ces troubles dits atypiques. «Ces jeunes filles sont envahies de préoccupations concernant la nourriture et leur poids. Elles alternent des restrictions dans le but de maigrir avec des crises où elles engloutissent tout», décrit la psychothérapeute. Mais les comportements compensatoires (vomissements, sport à outrance) sont plus rares que dans les troubles typiques.
Un cercle vicieux s'installe: les privations que ces filles s'imposent entraînent des «crises», où elles craquent pour des aliments qu'elles s'interdisent autrement. Une fois la vanne ouverte, le barrage saute, sur le principe du «tout ou rien». Elles mangent de grandes quantités en peu de temps, en cachette, sans plus pouvoir se contrôler.
Après la crise, le mal-être revient encore plus fort, aggravé par la honte et la culpabilité d'avoir craqué. La jeune fille s'impose alors de plus grandes restrictions encore, faisant le lit de la prochaine crise, et ainsi de suite.
Les troubles atypiques de l'alimentation sont au moins cinq fois plus fréquents dans la population que l'anorexie (1%) ou la boulimie (2 à 3%). Dans certains groupes, comme les danseuses ou les mannequins, ils peuvent toucher une personne sur cinq. «Ces troubles trouvent un terrain très favorables dans la société actuelle, avec son culte de l'apparence et de la minceur, notamment. C'est un enjeu majeur de santé publique», souligne la spécialiste.
Pour Sophie Vust, il est vital d'adapter la prévention: «Les campagnes de santé publique contre l'obésité sont souvent centrées sur l'alimentation et le poids. Or, ces messages sont contreproductifs et peuvent même aggraver la situation». Ils incitent ces jeunes filles à contrôler encore davantage ce qu'elles mangent, sans égard pour leurs besoins physiologiques.
Les problèmes alimentaires, même typiques, constituent toujours un écran devant un mal-être et des difficultés intérieures causés par de multiples facteurs. En se focalisant sur la nourriture, les adolescentes concernées mettent leurs autres problèmes à distance. Ces jeunes femmes ont souvent une faible estime d'elles-mêmes, fortement corrélée avec leur poids ou leur apparence, relève la psychologue. Le regard des autres sur elles prend une importance disproportionnée.
Pour atteindre son but, le discours préventif doit être centré sur l'estime de soi et promouvoir l'idée que le bien-être est lié à la personne, non à ses performances ou à son apparence. «Les pressions socioculturelles à la minceur et les diktats des régimes doivent être dénoncés», insiste Sophie Vust.
«Quand l'alimentation pose problème... Ni anorexie, ni boulimie, les troubles alimentaires atypiques», Sophie Vust, Editions Médecine & Hygiène, Chêne-Bourg (GE), 2012.
Anorexie Boulimie Info Ecoute c'est au 0810 037 037
Ce numéro Azur (prix d'un appel local) est anonyme, ouvert les lundi, jeudi et vendredi de 16h à 18h et le mardi de 19h à 21h.
Des spécialistes répondent à vos questions sur l’anorexie mentale et la boulimie et vous informent sur les principales ressources thérapeutiques spécialisées en Île-de-France.
Permanence tenue par des associations : mardi 19h-21h et vendredi 16h-18h
Permanence tenue par des psychologues : lundi 16h-18h
Permanence tenue par des médecins : jeudi 16h-18h
Cette ligne téléphonique, mise en place par le réseau TCA francilien, est ouverte à toutes personnes confrontées directement ou indirectement aux troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale ou boulimie) : les patientes ou patients concernés par ces troubles, l’entourage familial, les proches mais également les professionnels de santé (médecins, psychologues, diététiciens), les assistantes sociales ou les associations.
L’écoute des professionnels ou membres d’associations doit permettre de guider toute personne à la recherche d’une structure de prise en charge, de répondre à une demande d’information sur ces troubles, d’orienter vers un accueil d’urgence, si besoin est.
Aucun nom de médecin, de psychologue ou de thérapeute ne sera donné lors de l’appel. Ces indications ne seront assurées que lors d’une consultation en établissement de santé, en CMP ou par l’une des associations spécialisées.
SOURCE DE L'ARTICLE http://fr.canoe.ca/sante/archives/2012/04/20120418-154852.html
Des chercheurs viennent de mettre en lumière la réponse du cerveau face à la nourriture, selon les divers comportements alimentaires. Des neuroscientifiques de l'Université du Kansas mentionnent que le cerveau des personnes anorexiques et celui des obèses sont câblés différemment.
Pour la première fois, on remarque les façons différentes de répondre du cerveau face à la nourriture pour chaque comportement.
«Un des aspects les plus intrigants de ces études du cerveau vis-à-vis de la nourriture est de montrer l'activation de zones de récompense également impliquées dans les études sur la dépendance», explique Laura Martin du Hoglund Brain Center Imaging.
En fait, les réponses des zones de récompense sont différentes selon les comportements alimentaires, d'après les résultats présentés lors de la rencontre de la Cognitive Neuroscience Society.
On a utilisé l'imagerie cérébrale pour des patients souffrant de l'un des trois types de troubles alimentaires, l'anorexie, l'obésité et le syndrome de Prader-Willi, qui se caractérise par une obésité excessive.
On note un lien clair entre les comportements alimentaires et l'activité cérébrale dans les zones de récompense.
Un autre chercheur, Kyle Simmons, travaille à mieux comprendre les préférences gustatives selon les différents comportements.
«Nous ne savons pas encore si des différences entre les réponses du circuit de la récompense existent entre des personnes minces et obèses. Le comprendre est essentiel si nous voulons développer des interventions efficaces contre l'obésité et certains troubles de l'alimentation», mentionne M. Simmons.
On a souvent reproché au mode de la mode de favoriser l’anorexie et les troubles alimentaires en faisant l’apologie d’un corps féminin maigre et androgyne.
Pendant longtemps le milieu de la mode s’est défendu d’être une des cause de l’anorexie.
Lors d’une conférence à l’Université de Harvard lundi dernier, Franca Sozzani, l’éditrice italienne de Vogue a admis que la mode est devenue l’une des causes de l’anorexie.
Elle a ainsi déclaré : "Une des raisons pour lesquelles une jeune fille commence un régime trop strict est la nécessité de correspondre à une norme esthétique qui récompense la minceur".
"L'inclinaison actuelle à adopter une norme de beauté féminine qui exalte la minceur a des conséquences dévastatrices sur beaucoup d'adolescents concernant leurs habitudes alimentaires."
"Pourquoi le nombre de mannequins belles et féminines a commencé à diminuer lentement au point que nous ayons maintenant des adolescentes encore peu développées avec aucun signe de courbes? Pourquoi est-ce considéré comme beau ?"
Je dis un grand BRAVO à Franca Sozzani d’oser dire cela tout haut. Même si la mode ne provoque pas l’anorexie (on sait que c’est une maladie multifactoriels), ça ne l’empêche pas de la favoriser.
Par ailleurs je trouve qu’il est difficile de guérir, de reprendre du poids dans un monde où la maigreur est la nouvelle normalité. On nous dit de grossir alors que la « norme » en vigueur est l’extrême minceur/maigreur.

Je ne sais pas si vous connaissez l’application Instagram très populaire sur Iphone qui vient enfin de sortir à ma plus grande joie sur Android. C’est un réseau social de photos, j’en suis venue très rapidement addict, je trouve ça sympa de pouvoir voir et partager des photos choisies avec le monde entier et j’apprécie les différents filtres un peu vieillots qu’on peut mettre sur les photos.

Sur instagram on peut mettre des hashtags à ses photos pour que les autres utilisateurs les voient plus facilement par exemple #cat pour nos minous.
Bien entendu une fois n’est pas coutume on a vite observé des dérives et des hashtags sont apparus du genre « thinspiration », « probulimia » ou encore « proanorexia ». C’est pourquoi Instagram suit l’exemple de Tumblr, Boostragram, Asstagram ou encore Pinterest en interdisant toute publication faisant la promotion des troubles alimentaires et de l’automutilation.
Dans un récent billet sur son blog, Instagram précise que désormais les hashtags tels que #thinspiration, #probulimia et #proanorexia" n'apparaîtront plus parmi les résultats.
De plus les hashtags associés à des troubles alimentaires, mais n’en faisant pas l'apologie seront accompagnés du message suivant : "Avertissement : Les images qui suivent peuvent choquer. Pour obtenir des informations et des conseils sur les troubles alimentaires, rendez-vous sur nationaleatingdisorders.org."
Alexa Chung, présentatrice et mannequin, a récemment publié puis retirée une photo qui a fait polémique s’attirant un grand nombre de commentaires négatifs qualifiant sa silhouette de malsaine et d’anormalement maigre.
Alexa Chung s’était défendu en disant qu’il existe des personnes de tous les gabarits et qu’elle ne tentait pas d’être une thinspo…(genre…la demoisellle ne cesse de maigrir depuis des années !)
Je suis contente qu'Internet commence à se mobiliser contre l'apologie de la maigreur et des TCA.

Mardi un petit reportage sur l'hyperphagie est passé sur France 5.
Vous pouvez le visionner ICI vers 16 minutes et 30 secondes.
Bon visionnage.
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