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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
Je me prénomme Angélique.
J'ai 26 ans.
J'habite dans la banlieue de Nancy.
Depuis mes 16 ans je souffre d'anorexie mentale.
Je vogue entre anorexie restrictive et anorexie compulsive.
J'ai tenté de nombreuses fois de guérir sans y parvenir, pourtant la volonté était là...
Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.
Avis aux journalistes: je ne souhaite pas témoigner à la télé. MERCI
Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr
Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.
Antigone Jean Anouilh

Jean Molla
Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
Du moment que l’on parle de stress et d’angoisse, les
gens ont peu d’empathie. On vous rétorque que tout le monde est stressé. Je ne dirais pas le contraire. C’est une réalité, dans un monde où l’on doit vivre à 100 à l’heure, dans un monde où l’on
vit sous pression, le stress est souvent là.
Si je ne stressais que pour des broutilles de ce genre, comme rater un examen, rater mon train, arriver à boucler le programme de la journée, je n’aurais pas de problème.
Par ailleurs, la chose est que le stress et l’anxiété sont des maladies à part entière, souvent les TCA apparaissent en comorbidité de ces troubles.
Anxieuse, je le suis depuis toujours. Depuis que je suis née. De 0 à 1 an j’ai pleuré, j’ai hurlé 15 h par jours et les médecins non jamais rien trouver. Je me demande encore comme ma mère a supporté. Quant à mon taux de stress, il augmente d’années en années. Voilà pourquoi je râle. Je peste contre le stress parce qu’il me fait souffrir.
Savez vous toutes les somatisations qu’il entraîne ce fameux stress ?
insomnie
problème digestif (très pratique en société)
migraine
muscles du dos contractés à en hurler de douleur
souffle coupé
boule dans la gorge
tremblement
fatigue intense
agitation
oppression…
Je stresse pour quoi ? POUR TOUT.
m’endormir
marcher dans la rue
rencontrer du monde que je connais ou que je ne connais pas
rater mon train
ne plus avoir de pommes
ne plus avoir de coca light
que m’ordinateur tombe en panne
rater mon examen
manger
aller manger chez quelqu’un
avoir froid
aller au cinéma
aller chez des amis
aller faire du shopping
avoir un imprévu
que quelqu’un m’adresse la parole dans la rue
qu’un être cher meurt
…
J’ai listé les premiers trucs qu’il me venait à l’esprit.
Relativiser, je connais. Je l’use mais non ça ne fonctionne pas.
Le sport, ça détend sur le moment. Une bonne heure de yoga est toujours agréable. Les muscles sont détendus. Le rêve. Et hop un événement stressant et le dos se contracte à nouveau. Mon copain en est le premier témoin, il est adorable en essayant de soulager mes nœuds musculaires dans mon dos.
Etre stressée ou angoissée ça n’a rien avoir avec le fait de ne pas vouloir grandir ou de ne pas se prendre en mains.
Je suis angoissée en permanence ces derniers temps avec une moyenne de 3 crises d’angoisse par jours. Je dois carburer aux anxiolytiques, et encore ça n’est guère efficace !
Ca ne m’empêche pas de me lever tous les jours pour aller à ma formation, pour payer mes factures et tout ce qui va avec la vie d’adulte.
Franchement moi je rêve de ne plus être angoissée.
A ce jour, la cause exacte du
syndrome d'anxiété chronique n'est pas connue. Il s'agit probablement d'un dysfonctionnement du processus de pensée qui examine une situation, analyse l'information et détermine si l'anxiété doit
"intervenir".
Si ça fait chier certains lecteurs que j’évoque mon stress, je leur dis aller ailleurs. Vous pouvez continuer à mettre des commentaires me faisant la leçon si ça vous éclate moi ça me laisse de marbre. Et d’ailleurs si vous avez une théorie sur les gens qui se suicident à tire larigot en ce moment à cause de trop de stress au boulot, n’hésitez pas.
En tout cas je vous donnerais bien mon foutu stress. Celui qui fait que j’arrive à un état de non retour où j’ai simplement l’envie d’avaler les dizaines de boites de médicaments qui traînent à la maison ou bien me couper les veines. Celui qui finit par me cloîtrer chez moi parce que je n’en peux plus.
Reste qu’une partie de moi malgré les TCA, la
dépression, l’anxiété chronique continue à croire que la vie est belle.
A part ce trop plein d’angoisse et les TCA qui continuent leur cirque, le reste roule plutôt bien dans ma vie.
Je ne dirais pas que je suis heureuse mais presque. C’est juste mes saloperies de névroses qui m’empêchent d’atteindre pleinement le bonheur.
Alors pour le moment j’extériorise, et si ça gène les gens tant pis. Personne n’est obligé de venir lire mes complaintes. D’ailleurs personnellement, moi je zappe les blogs des gens qui m’énervent ou que je ne trouve pas intéressant parce que c’est une perte de temps. Après c’est vrai qu’avec internet et son anonymat les gens apprécient jouer les langues de vipères ainsi que donner des leçons ou des bons conseils (à voir s’ils sont capables de les appliquer à eux même d’ailleurs !)
Mention "image modifiée" pour photos retouchées ?
NOUVELOBS.COM | 22.09.2009 | 13:36
Une proposition de loi visant à mentionner sur les photos publicitaires les retouches par ordinateur a été déposée à l'Assemblée nationale par la députée UMP
Valérie Boyer, a indiqué son entourage mardi 22 septembre.
Présentée par une cinquantaine de députés, cette loi viserait à combattre l'incitation à l'anorexie. "Ces images peuvent conduire des personnes à croire à des réalités qui, très souvent,
n'existent pas", affirme-t-elle dans l'exposé de sa proposition.
"Les photographies publicitaires de personnes dont l'apparence corporelle a été modifiée par un logiciel de traitement d'image doivent être accompagnées de la mention : "photographie
retouchée afin de modifier l'apparence corporelle d'une personne"", selon l'article de loi. Il prévoit de plus une amende de 37.500 euros en cas d'infraction. Pour Valérie Boyer,
l'objectif recherché "est bien un objectif de santé publique", affirme-t-elle afin d'insérer le texte dans le code de la santé publique.
"Une affiche publicitaire ou une photographie figurant sur l'emballage d'un produit seraient également concernées, tout comme les photographies des affiches de campagne politique ou encore les
photographies d'art", affirme-t-elle. Valérie Boyer est déjà l'origine d'une proposition de loi contre les incitations à l'anorexie, proposée et adoptée par l'Assemblée nationale en 2008,
mais pas encore par le Sénat.
(Nouvelobs.com)
Personnellement, je trouve cette proposition intéressant toute simplement parce qu’à 16 ans, je me suis fait avoir par les photos retouchées. Je ne comprenais pas pourquoi ma cuisse n’était pas droite comme sur les photos des magazines. Un beau jour ma sœur m’a expliqué qu'un os au niveau de la hanche était de biais…d’où le galbe de la cuisse.
Dans cette proposition de loi, je ne vois pas la lutte contre l’anorexie mais un moyen de faire déculpabiliser les femmes, parce que voilà on nous serine toujours avec la minceur et toussa. 70% des femmes sont malheureuses car elles pensent être trop grosses à cause de l’idéal que l’on veut nous imposer. Alors oui casser l’idéal qu’on nous impose, c’est une idée brillante !
Août 2009 Nº750 Sciences et Avenir
Si l'immobilisation des personnes hospitalisées pour anorexie mentale assure une meilleure reprise de poids, elle peut compromettre un équilibre osseux déjà fragilisé, comme le montre une étude sur une trentaine de jeunes filles. Après cinq jours de repos au lit, on observe déjà une diminution des marqueurs biochimiques de formation osseuse et une augmentation de ceux de résorption.
The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, mai 2009.
Ca va –un peu- près quand les sources de stress qui m’entourent se tarissent c’est à dire du vendredi 12h, mon début de week-end jusqu’à dimanche 12h. Ensuite ça redevient le bordel : les muscles dorsaux qui se nouent, une peur panique, des crises larmes, migraine et un ras le bol général.
Larmes parce que je n’en peux plus malgré mes efforts : je stresse toujours autant et ça m’épuise. Larmes parce que je suis fatiguée de toute cette merde.
Hier soir j’éclatais en sanglots dans les bras de mon copain parce que j’étais à bout de nerf. Parce que ça m’énerve de par parvenir à gérer mon stress malgré les techniques que l’on peut trouver ici et là. Parce que je suis épuisée de me battre tous les jours contre mes démons.
Mon copain partit c’est sur l’épaule de ma mère que je recherchais du réconfort.
Je ne supporte plus ce stress. Mais vraiment plus…
Qu’est ce qui est le plus désespérant dans ma formation ?
L’hypocrisie de certaines, voire leur tendance à la délation (c’est mal la délation !!), leur méthode de travail en commun qui provoque un brouhaha intense toute la journée et me donne des maux de crâne à n’en plus finir ? Ou leur niveau de discussion « Moi mon fils, il a eu la varicelle sur la langue seulement ».
Les exercices idiots de recopiage genre on doit refaire sur Excel un imprimé identique à celui que la formatrice nous a donné en photocopie. Non mais c’est quoi l’intérêt de la chose ?
Le fait que si on chope la grippe A (ou n’importe quelle maladie) et qu’on est en arrêt de travail on a une carence de 3 jours alors qu’on gagne déjà une misère ?
Franchement des fois, je me dis que notre société n’est pas là pour motiver les gens à travailler. Je me suis battue pour avoir ma formation, ne trouvant pas de taf. Heureusement qu’on nous avait dit qu’on aurait une période de plein emploi avec le papy-boom. Faire une formation ’ai pensé que c’était la meilleure solution…mais bon avec 400 euros par mois on va pas loin entre la cantine, les transports en commun, le forfait téléphone et toussa…pouf y reste presque plus rien.
Quand je pense que j’aurais pu rester tout simplement chez moi et demander
le RSA.
Quoique il faut que j’aille au CCAS de ma ville, semblerait qu’on puisse avoir un complètement de RSA lorsqu’on fait une formation rémunérée.
En attendant heureusement que je crèche encore chez ma mère, sinon je serais bien dans la merde !
Dire que si je m’étais contentée de demander poliment le RMI enfin je serais tranquille, je n’aurais pas à affronter mes angoisses quotidiennement. Je ne serais pas au bord de l’explosion nerveuse parce que j’emmagasine et cultive mon stress.
Mes angoisses quotidiennes sont un véritable handicap. Ces temps-ci je suis à bout et franchement y a des fois où la pensée de faire un abus de cachets me passe par la tête parce que je n’en peux plus.
Certes j’ai deux bonnes amies en formation avec lesquelles je me tape des fous rires formidables.
Reste qu’être en permanence sous tension ce n’est pas une vie.
Vous savez le petit stress que vous pouvez avoir avant un examen. Moi je le ressens tous les jours de l’année puissance 100.
Et non la méthode coué ne fonctionne pas. Et non même si je relativise je ne déstresse pas.
Je suis fatiguée de devoir toujours prendre du moi-même. Souvent je n’en peux plus. Et surtout je ne vais plus tenir bien longtemps comme ça.
Stressée et angoissée jusqu’à la moelle.
Le cerveau qui rebuzze sur les kilos “en trop“.
Up and down.
Si l'on met ça de côté, l'autre partie de ma vie va bien.
Un bel anniversaire pour mes 26 ans. Un chéri presque parfait.
Des relations moins tendues avec ma mère.
Deux amies excellentes à ma formation.
Mais TROP de fatigue d'une manière générale
Pix by me
Mon dieu je me rends compte que mon dernier post remonte au 31 mars.
Je tiens à m’excuser auprès de ceux qui me suivent régulièrement.
Est-ce que je vais bien ? Euh oui et non. Les TCA sont toujours là. Le poids est normal. Les angoisses sont insupportables et la dépression à refait surface en plein juillet.
Voilà on me répétait depuis des années que je fais de la dépression saisonnière, eh bien sans anti-dépresseur j’ai découvert que l’été j’étais également dépressive et extrêmement angoissée pour changer.
Bref retour à la case départ avec un nouvel AD qui me fait voir la vie un peu plus rose mais l’anxiété généralisée reste. Je pleure souvent. Je ne supporte plus ces angoisses aigues.
Depuis mi mai, j’ai débute une formation adulte en secrétariat comptable. Elle doit durer 10 mois, j’ai une petite compensation financière. Mais bon je stresse de la même manière que lorsque j’allais à la fac ou que j’étais en BTS. L’argent est un petit moteur en plus pour se lever le matin et encore.
Je sors de 15 jours de vacances, et dimanche soir j’étais tellement angoissée que j’avais encore cette putain d’envie de sauter par la fenêtre, voire de me couper les veines ou je ne sais quoi pour que ça s’arrête.
Par ce que voilà j’ai toujours été une personne angoissé, mais ça va en s’empirant d’années en années et ça m’épuise.
Ces temps-ci je sors un peu plus, je suis moins derrière mon ordinateur. C’est essentiellement parce que je crois que je me fais peur. Je suis à bout et je n’ai pas envie de faire de bêtise.
En juillet mon médecin me disait de me concentrer sur les moments de bonheur de la vie. Ca m’a fait rire, comme si je n’y avais pas songée…pfff
Mais c’est clair que l’être humain a ce défaut de gamberger le mauvais et de zapper le bon.
J’ai encore des petits rigolos qui m’ont dit qu’ils fallaient penser positif pour aller bien. Comme si je n’y avais pas pensée.
Franchement les gens peuvent être cons parfois. Non vivre déprimée ce n’est pas une vie. Entre la dépression, les angoisses et les TCA je vis une demi-vie et je ne demanderais pas mieux d’être guérie, de vivre heureuse et de profiter de la vie.
M’enfin voilà y a pleins cons partout.
Bon je vais tenter de faire des post plus régulièrement mais il est vrai que j’essaie de pas trop penser aux TCA, donc j’écris nettement moins sur la question.
Bon courage à tous et toutes !
Mercredi soir j'avais donc ma super soirée. Un bail que je n'étais pas sortie faire la fête.Mais j'ai failli tout simplement déclarer forfait et rester sous la couette.
Très mauvais coup de stress ! Pénible ! Je sais que je suis une anxieuse de première, mais stresser à mort à cause d'une sortie à laquelle j'ai envie d'aller c'est
saoulant.
J'ai passé une soirée excellente. Je me suis sentie vivante. Ca faisait longtemps. Le champagne ça rend
heureuse. J'ai fait la connaissance de pleins de monde et je n'ai même pas eu peur, le champagne aide j'avoue. Je n'ai pas vu les heures passées. Du pur
plaisir.
Par contre à partir de vendredi, le moral a flanché à nouveau. Y a fait beau tout le week-end et j'avais le moral dans les chaussettes. Enfin non c'était pire que ça. Rien n'allait. Internet flanché. Mon ordinateur s'est crashé. J'avais des méchantes envies noires.
Du coup je l'a revois cette semaine, faut dire que
j'ai failli aussi éclater en sanglots. Ben oui j'ai pu les AD pour retenir les sanglots.Elle m'a dit que si ça n'allait pas il faudrait peut-être songer à l'hospitalisation. Mouais comme si ça allait changer quelque chose. On va me bourrer de médocs et je vais voir encore plus de psy. Je préfère être chez moi que dans une chambre d'hopital enfermée avec moi-même.
C'est compliqué la dépression couplée aux TCA.
Aujourd'hui j'ai le moral ! Ce soir je suis de sortie, open bar champagne ! Oui je suis une anorexique qui boit ça arrive. J'ai une préférence pour le champagne car c'est le moins
calorique. Bon y aura des fontaines de chocolat aussi...mais ça interdiction d'y toucher par précaution. Le bon moral ça doit être parce que chauffeur est mon ex.
Finalement je survis bien sans mon antidépresseur. Je pleure, je ris, je déprime. Mon AD supprimait les rires et les pleurs. Bon je suis souvent très speed par contre et je m'énerve plus vite. Mais je n'ai plus de compulsions sans fin et sans faim. Ouais ça m'arrive de faire des excès, des petites compulsions parce que le corps lui veut à manger et que le cerveau on le dompte un temps. Mais y a de la satiété et ça c'est quand même bien.
Lundi je me suis inscrite officiellement au Pôle emploi (fusion ANPE-ASSEDIC). Adieu les études à mon plus grand regret et malgré ma tendance phobique scolaire. Oui je le vis super mal d'avoir foiré mes études supérieures. Et des fois j'ai envie de hurler contre ma mère quand elle me dit que je ne finis jamais rien. C'est bon je me sens assez honteuse comme ça.
Dans toute la littérature sur les TCA on lit souvent que l'anorexie c'est un refus de grandir. Putain à 16 ans j'avais qu'une envie grandir, être féminine et être mince. Maintenant à 25 ans, j'ai envie que le temps s'arrête parce que j'ai pas pu profiter de mon adolescence, parce que je n'ai pas trouvé l'orientation qu'il me fallait, parce que les relations avec les mecs sont compliqués. Ouais c'est maintenant que j'ai pu envie de grandir. Pis comme on ne me donne jamais mon âge ça n'aide pas. Quand on me 19 ans, c'est bien...et encore.
Bon allez aujourd'hui j'ai fait mumuse avec des images.
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