La nuit derrière je me baladais sur le net pour cause d'insomnie. Oui
une des conséquences de l'arrêt de mes AD. Après avoir jouée les piles électriques à ne plus savoir faire quoi de moi, j'ai tendance à beaucoup dormir mais pas la nuit parce que j'ai toujours
cette angoisse du lendemain.
Pour information, j'ai arrêté mon AD (effexor) parce que sur mon moral il n'avait pas d'effet. Mais il m'empêchait de pleurer, j'avais des sueurs nocturnes atroces et ce que mon
médecin ne m'avait jamais dit c'est que cet AD ouvre l'appétit et donc la porte aux crises de boulimie. Donc un petit conseil, si vous êtes boulimiques et qu'on vous a prescrit cet AD vaut mieux
en changer. Pour avoir la preuve il suffit de taper sur google « effexor et grossir ».
Cette nuit je faisais une recherche sur la dépression saisonnière. Oui on me dit toujours « mais Angélique tu fais de la dépression saisonnière ».
J'ai trouvé ça :
La dépression saisonnière est un épisode de dépression majeure dont la principale caractéristique est de survenir durant la même période à chaque année. Il peut s'agir d'un
épisode de dépression faisant partie du trouble bipolaire (maniaco-dépression). Dans ce dernier cas, il y a souvent présence de symptômes hypomaniaques pendant l'été.
Les symptômes de dépression saisonnière font généralement leur apparition vers le mois d'octobre et disparaissent en avril ou mai.
J'ai fait tilt sur le bipolaire...je suis donc allée voir ce qu'était l'hypomanie
Critères d'un épisode hypomaniaque:
A. Une période nettement délimitée durant laquelle l'humeur est élevée de façon persistante, expansive ou irritable, clairement différente de l'humeur non
dépressive habituelle, et ce tous les jours pendant au moins 4 jours.
B. Au cours de cette période de perturbation de l'humeur, au moins 3 des symptômes décrits plus haut dans le critère B d'un épisode maniaque (4 si l'humeur est seulement irritable) ont
persisté avec une intensité significative.
Ø augmentation de l'estime de soi ou idées de grandeur.
Ø réduction du besoin de sommeil (p. ex., le sujet se sent reposé après seulement 3 heures de sommeil).
Ø plus grande communicabilité que d'habitude ou désir de parler constamment.
Ø augmentation de l'activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel) ou agitation psychomotrice.
Ø engagement excessif dans des activités agréables mais à potentiel élevé de conséquences dommageables (p. ex.., la personne se lance sans retenue
dans des achats inconsidérés, des conduites sexuelles inconséquentes ou des investissements commerciaux déraisonnables)
C. L'épisode s'accompagne de modifications indiscutables du fonctionnement, qui diffèrent de celui de la personne hors période symptomatique.
D. La perturbation de l'humeur et la modification du fonctionnement sont manifestes pour les autres.
E. La sévérité de l'épisode n'est pas suffisante pour entraîner une altération marquée du fonctionnement professionnel ou social, ou pour nécessiter l'hospitalisation, et il n'existe pas de
caractéristiques psychotiques.
F. Les symptômes ne sont pas dus aux effets physiologiques directs d'une substance ou d'une affection médicale générale.
Donc en rouge, c'est les symptômes que je traîne depuis 9 ans les étés.
Et bizarrement:
« Le trouble bipolaire de type II est caractérisé par la survenue d'un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs accompagnés d'au moins un épisode
hypomaniaque »
Par curiosité, j'ai poursuivi mes recherches sur la comorbidité des troubles bipolaires : troubles anxieux, trouble panique agora phobique, phobie sociale, TCA et aussi migraine.
Bizarrement c'est la liste exacte des différents trucs qui me gâchent la vie.
Donc ce matin j'avais rdv avec ma psy. Ca faisait longtemps que j'avais envie de lui parler de mes doutes sur les troubles bipolaires mais je n'osais pas. Mais là vu mes découvertes nocturnes, je
suis passée outre mes peurs.
Elle m'a demandé ce que ça changerait si j'étais bipolaire de type 2. Ben tout simplement je déculpabilise, et j'aurais un trouble qui pourrait être stabilisé avec les bons
médicaments donc ne plus avoir à subir la joie et l'euphorie au beau temps, et le désespoir et la triste l'hiver. Ca expliquerait tout, que c'est bien le cerveau en tant qu'organe qui a un
problème...comme un rein ou un cœur.
Elle n'a pas semblé convaincue. Alors la prochaine fois j'en cause avec ma généraliste parce que moi j'en ai marre de souffrir et de me battre dans le vent. Je n'ai quasiment plus
d'espoir et j'en ai ras le bol de ma vie désastreuse malgré les efforts et la volonté que j'ai pu mettre.
Pis les médecins et leurs diagnostics, hein, ça me rappelle avec ma thyroide avec ma TSH qui était à son maximum voire un peu plus. Mais les médecins ont dit que c'était par j'étais anorexique.
Ouais tu parles d'une explication.
Quelques années après mon taux de TSH était le double de la normale: hypothyroidie avec comme mauvaise conséquence de grossir sans raison, sans manger plus. Le rêve pour toutes anorexqiues.
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